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M. Ahmad Al-Assaad

L'armée libanaise est parfaitement capable de maintenir la sécurité
Ceux qui le dénient le font pour garder leurs postes !



  Entretien conduit par Marie-Claude Saadé-Hélou
(26/10/2004)

La rationalisation des Finances publiques serait-elle une tâche accessible dans l’état actuel des choses ?

L’armée libanaise serait-elle capable de prendre en charge la sécurité sur l’ensemble du territoire libanais en cas de retrait de l’armée syrienne ?

Peut-on dans les circonstances actuelles prétendre élaborer une loi électorale conforme aux aspirations des Libanais ?

Les incitations de l’Ambassadeur des EU en direction de la transparence des élections et de leur conformité aux normes internationales seraient-elles réalistes ?

La survie politique du régime pourrait-elle être remise en cause ?



1- La rationalisation des Finances publiques serait-elle une tâche accessible en l’état actuel des choses ?

Le pays est au bord du gouffre sur le plan économique et social. Le Ministre Siniora s'était proposé de rationaliser les finances publiques à travers un plan global de réformes. Plutôt que l’alourdissement des charges fiscales, dans le collimateur de son projet de Budget pour 2005, les dépenses publiques ou plutôt le gaspillage public. C’est donc bien à cette graisse asphyxiante de l’Etat que M. Siniora voulait s’attaquer.

Comment réagissez-vous à cette initiative? Est-il possible aujourd’hui de mener à bien pareille entreprise?

Ahmad Al-Assaad :

J’ai abordé ce sujet dans mon discours à Rmeiche (village à Bint Jbeil). L’opposition qui est mature, ce n’est pas l’opposition qui objecte à tout ce que fait le gouvernement. C’est une opposition qui a un programme alternatif à suggérer au gouvernement et quand le gouvernement fait un pas dans le bon sens, elle le soutient. C’est cela l’opposition mûre. C’est cela l’opposition qu’il nous faut avoir au Liban, dans le Liban du XXIème siècle.

Le Budget présenté par M. Siniora est positif. Les réformes ne sont pas vastes comme nous les aurions voulues, ce sont des réformes modestes, mais elles vont dans un sens positif.

Quand on examine le Budget libanais, on constate que M. Siniora a bien fait de ne pas augmenter les taxes parce que :

  • Premièrement l’augmentation des taxes étranglerait l’économie nationale.
  • Deuxièmement, les gens sont entrain de payer tellement de taxes qu’ils ne peuvent plus en payer d’avantage.

Par contre, si l'on regarde du côté des dépenses, on constate que 81 % des dépenses dans le Budget libanais appartiennent à 2 catégories :

  • La première catégorie : ce sont les intérêts payés par le gouvernement libanais pour couvrir toutes ses dettes.
  • La deuxième catégorie : ce sont les salaires des fonctionnaires.

Et là malheureusement, M. Siniora n’a pas vraiment envisagé une solution à moyen terme pouvant éviter le déficit dans le Budget de l’Etat. Et c’est ce qui manque à ce Budget là.

Nous par contre, nous avons présenté un Budget alternatif pour les années 2005 à 2009 et dans ce Budget, on suggère, en ce qui concerne les intérêts, de briser le monopole qui existe actuellement entre le gouvernement libanais et les banques libanaises car à cause de ce monopole, les intérêts au Liban sont très élevés.

Nous suggérons donc, dans notre proposition, que le gouvernement libanais visite les Libanais à l’extérieur pour leur offrir la même chose que ce qui est offert aux banques mais cette fois avec des intérêts qui seraient beaucoup moins élevés. Ceci briserait le monopole qui existe actuellement entre les banques libanaises et le gouvernement et ferait en sorte que les intérêts tombent.

Ce qu’il nous faut au Liban, c’est un nouveau Cash Flow, la même chose que ce qui s’est passé après Paris II. Après Paris II, les intérêts sont tombés de manière très forte car il y a eu un nouveau Cash Flow. Les banques se sont rendues compte qu’il valait mieux réviser les taux d’intérêts qu’elles exigent du gouvernement libanais sinon elles pourraient perdre ce gouvernement libanais comme client.

Ce qu’il faut donc faire maintenant, c’est briser ce monopole en se dirigeant vers les Libanais de l’extérieur avec un plan concret pour investir dans les Bons du Trésor mais avec des intérêts abordables de l’ordre de 4 à 4 ½. Et une grande partie de ces Libanais riches à l’extérieur le ferait pour plusieurs raisons:

  • Premièrement parce que le Liban a toujours tenu parole vis-à-vis de ses obligations.
  • Deuxièmement quand on leur offre 4 à 4 ½ % d’intérêts, c’est 2 fois et demi plus que ce que sont les intérêts en dollars sur le marché mondial. Donc du point de vue économique, c’est très intéressant.
  • Troisièmement, il y a un certain lien émotionnel avec le Liban. Et on ne va pas demander à ces gens là de mettre toute leur fortune dans ces Bons du Trésor mais d’en mettre une petite partie.

Nous avons fait des études avec des économistes et on a abouti à la conclusion suivante : si le gouvernement libanais est capable d’amener juste 500 millions de dollars des Libanais de l’extérieur, à travers cette stratégie des Bons du Trésor, ce qui est très modeste et faisable, les intérêts au Liban vont descendre d’au moins 3.25 %. Cela veut dire que les intérêts aussi sur les dettes nationales seraient bien inférieures, ce qui va se refléter dans le Budget.

Ce qui manque donc dans le Budget de M. Siniora, c’est d’une part la vision. Comment faire pression pour que les intérêts baissent car il est essentiel de faire en sorte que les intérêts au Liban deviennent comme les intérêts dans le monde entier. Ce n’est pas normal que nous ayons des taux d’intérêts comme ceux que l’on a au Liban. C’est un cas unique qui n’a rien à voir avec le marché mondial.

D’un autre côté, quand les intérêts sont bas dans n’importe quel pays, c’est la base qu’il faut pour avoir une croissance économique car, sans des intérêts qui sont bas, les gens vont tous, bien sûr, mettre leur argent dans les banques au lieu de les faire travailler et aussi les gens qui ont des sociétés et des entreprises ne vont pas être très encouragés d’emprunter des banques pour élargir leurs affaires parce qu’ils vont dire qu’à cause des intérêts, il y a un certain risque qui devient très grand.

Donc dans n’importe quel pays du monde, il y a toujours l'équation suivante:

  • Des intérêts hauts, cela veut dire qu’il n’y a pas de croissance économique.
  • Des intérêts bas, c’est cela la base avec un bon plan, une bonne vision pour avoir une bonne croissance économique.

Ceci d’un côté.

Mais il y a une deuxième catégorie qui, avec les intérêts, constitue 81% du Budget libanais: ce sont les fonctionnaires. On a actuellement au Liban 264.000 fonctionnaires. Pour un pays comme le Liban avec une population qui travaille d’à peu près 1,1 million, c’est un pourcentage énorme.

Cela veut dire que presque 26 % des gens qui travaillent, le font pour le gouvernement. Si on compare ces chiffres aux pays modernes, aux pays industrialisés, pour voir la différence, le maximum qui existe dans les pays industrialisés, c’est 10%. 10% de la population travaille pour le gouvernement. Cela veut dire qu’ici au Liban, on a déjà plus de 2 fois et demi le nombre maximum de personnes qui doivent être des fonctionnaires publics.

Et si l’on a abouti à ce chiffre énorme, c’est à cause de la mentalité qui existe au Liban, celle des gens que l'on appelle des politiciens et là je précise qu’il faut mettre entre guillemets le terme de « politiciens » car en fait ils sont très loin de ce que veut dire la politique. C’est cette mentalité qui a créé le problème que nous avons en ce moment, et qui veut que le Zaim mette ses hommes dans les différentes institutions du gouvernement sans se demander s’ils en ont la compétence, si vraiment cette institution a besoin d’eux et sans tenir compte de la facture à payer et des salaires de ces fonctionnaires. C’est cette mentalité qui nous a amenés à ce grand nombre de fonctionnaires publiques au Liban et il faut aborder ce problème car on ne peut plus continuer comme cela.

Dans le Budget que nous avons présenté, nous avons un plan pour diminuer le nombre de fonctionnaires en 5 ans de 264.000 à 200.000 et 200.000 c’est toujours un nombre élevé mais pour le moment, c’est un nombre faisable et ces 64.00 c'est-à-dire ces 13.000 par année (64.000 divisés par 5), on ne va pas tout simplement les virer mais on va stimuler le secteur privé pour que ce secteur privé les absorbe.

Donc ces 2 problèmes essentiels n’ont pas été abordés par M. Siniora. Il n’y a pas eu de vision à moyen terme pour les résoudre et c’est ça mon problème avec son Budget. De manière générale, c’est un Budget qui est modeste, pas très courageux, mais qui a quelques aspects positifs du point de vue réforme.

Mais je souligne encore une fois que sans avoir résolu ces deux problèmes, on ne peut pas aboutir à un Budget sans déficit au Liban parce que ces deux problèmes - des intérêts et des salaires - sont 81% du Budget national. Cela veut dire que toutes les autres dépenses (investissements etc.) sont seulement de 19%.

2- L’armée libanaise serait-elle capable de prendre en charge la sécurité sur l’ensemble du territoire libanais en cas de retrait de l’armée syrienne ?

Issa Goraieb, dans un éditorial du 18.9.04, écrit ce qui suit:
« La Syrie, en effet, reste en mesure de faire voler en éclats, même à distance, cette fameuse stabilité dont elle revendique la paternité exclusive: ce serait, dans sa forme la plus extrême, le redoutable "c’est nous ou le chaos". Et malgré ses effectifs d’une ampleur sans précédent, malgré le considérable budget qui lui est alloué, malgré tous les slogans lancés à sa gloire, ce n’est pas l’armée régulière libanaise qui serait à même de gérer ce genre de chaos »

Un dignitaire religieux cité par Emile Khoury du Nahar (OLJ 16.9.04) ne semble pas être du même avis: « Le Liban ne manque pas, ne manque plus, des moyens d’assurer l’ordre sur l’ensemble de son territoire par le truchement de ses forces propres. Tout au contraire, et sans fausse honte, ces cadres ne cessent d’affirmer qu’en cas de départ des Syriens, la paix civile s’effondrerait et la sécurité serait balayée. Ainsi, 25 ans de tutelle ne leur suffisent pas. Alors même que, sans crainte de se contredire, ils se félicitent du haut niveau atteint par notre armée nationale ».

Enfin, une source du Pentagone a rejeté l’argumentation développée par le gouvernement libanais pour justifier la présence syrienne, affirmant que l’armée est parfaitement capable d’assurer la sécurité sur l’ensemble du pays.

Dans l’hypothèse d’un retrait de l’armée syrienne, l’armée libanaise serait-elle, selon vous, capable de prendre en charge la sécurité sur l’ensemble du territoire libanais ?

Ahmad Al-Assaad :

Je suis d'avis que l’armée libanaise est capable de maintenir la sécurité au Liban et ceux qui disent autrement le disent tout simplement parce qu’ils veulent que la Syrie reste au Liban pour leur propre intérêt.

Par contre, on a beaucoup investi, nous libanais, dans cette armée libanaise et tout cet investissement c’était pour qu’un jour cette armée libanaise puisse faire tout ce que fait chaque armée dans n’importe quel pays c'est-à-dire garder les frontières et maintenir la sécurité.

D’un autre côté, comment peut-on dire qu’on a besoin de 15.000 soldats syriens qui sont à peu près le 1/3 des soldats libanais pour maintenir cette sécurité ? Même du point de vue logique et pratique ce n’est pas un chiffre important.

Je le répète, ceux qui disent qu’on a besoin de l’armée syrienne le disent car ils craignent qu’avec le départ de l’armée syrienne l’influence syrienne ne diminue peu à peu au Liban ce qui va se refléter sur leur influence et leur présence politique, c’est pour cela qu’ils tiennent à garder l’armée syrienne, pour garder l’influence syrienne et donc garder leurs postes.

3- Peut-on dans les circonstances actuelles prétendre élaborer une loi électorale conforme aux aspirations des Libanais ?

Le chef de l’État a signifié sa position en faveur d’une loi électorale équilibrée et représentative.

Un ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats s’exprimant dans le cadre d’un entretien accordé à la LBCI, a estimé que la prochaine loi électorale, « élaborée à l’étranger », paraîtrait à la toute dernière minute et qu’« elle sera pire que la précédente ».

La Rencontre démocratique de Walid Joumblat affirme que «depuis le début des années 90, les lois électorales ont été taillées à la mesure de situations précises, allant à l’encontre de nombreux objectifs fixés par Taëf. Elles ont contribué à approfondir les divisions communautaires et confessionnelles, à porter un coup au principe de la représentation parlementaire authentique, à neutraliser la valeur de la voix de l’électeur, et sont devenues un instrument pour écarter et marginaliser certaines parties ». Tout en soulignant la nécessité de ramener la majorité électorale à 18 ans, «la Rencontre démocratique met en garde contre toute loi prévoyant un découpage électoral qui considère le Liban comme une circonscription unique. Toute loi électorale qui ne prendrait pas en considération la composition et la diversité de la société libanaise ainsi que les principes qui assurent une représentation authentique de la population serait en réalité un projet destiné à imposer une hégémonie quantitative et à porter un coup au principe de la participation garantie par la Constitution».
En conséquence, la Rencontre démocratique appelle à « un vaste dialogue autour d’une loi électorale qui prévoit un découpage électoral fondé sur la petite circonscription ».

Peut-on dans les circonstances actuelles prétendre élaborer une loi électorale conforme aux aspirations des Libanais ?

Ahmad Al-Assaad :

Malheureusement c’est vrai que cette loi électorale ne sera pas faite au Liban. J’espère qu’un jour on va aboutir à un Liban dans lequel nous Libanais ferons nos lois qu’elles soient électorales ou autres. Mais en ce moment, ce n’est pas le cas, c’est vrai que c’est quelque chose qui dépend de l’extérieur.

Mais personnellement je suis plutôt optimiste pour cette loi électorale car franchement, ni la situation intérieure, ni la situation extérieure ne pourront permettre aux Syriens d’imposer une loi électorale comme celle de l’an 2000.

Donc ma conclusion c’est que cette loi électorale sera certainement meilleure que celle de l’an 2000 mais à quel pourcentage meilleure ? C’est ce à quoi on ne peut répondre en ce moment et la réponse en fait dépend de l’évolution des évènements au Moyen-Orient, au Liban et surtout l’évolution de la relation américano syrienne.

4- Les incitations de l’Ambassadeur des EU en direction de la transparence des élections et de leur conformité aux normes internationales seraient-elles réalistes ?

Lors d’une réunion le 24 septembre 2004 avec le Ministre de l’Intérieur M. Elias Murr, l’Ambassadeur des EU, M. Feltman a, selon ses propres termes, « incité le ministre à tout faire pour que ces élections soient transparentes, crédibles, à caractère libanais et conformes aux normes électorales internationales ».

Le même jour, le Ministre Sleiman Frangieh déclarait en substance que « les législatives auront lieu prochainement et le gouvernement qui sera formé persistera jusqu’à ces élections ».

Dans la conjoncture actuelle, la proposition de l’Ambassadeur Feltman vous semble-t-elle réaliste et accessible? Si l’idée de conformité aux normes internationales était retenue quel en serait le mécanisme d’application et selon quel calendrier ?

Ahmad Al-Assaad :

Le Parlement c’est l’institution la plus importante au Liban. C’est le Parlement qui donne la confiance à un gouvernement, qui contrôle le gouvernement et c’est le Parlement qui élit le Président de la République.

Pour changer les choses au Liban, il faut absolument changer le Parlement. Il faut aboutir à un Parlement à moyen terme avec une majorité intègre, libre et avec une vision pour créer un Liban moderne, transparent où les droits et les lois seront respectés.

Donc l’important en ce moment, c’est d’avoir une loi électorale où les voix libres au Liban, partout au Liban, pourront s'élever. Pratiquement, cela veut dire que si on a une loi électorale où les divisions sont grandes, cela va provoquer de grandes difficultés pour ces voix libres, pour ces politiciens libres pour qu'ils aient la machine électorale nécessaire pour contrôler ces élections.

Si je prends le Sud comme exemple, au Sud, nous avons 4.200 postes électoraux. Si le Sud, reste comme il l'était jusqu’à l’an 2000, c'est à dire une seule circonscription électorale, cela veut dire qu’on aura besoin, si on veut avoir une machine électorale effective, de 11.000 à 12.000 personnes qui devront faire partie de cette machine électorale et que parmi les voix libres et les politiciens libres on ne peut avoir ce nombre de représentants. C’est là le problème.

Seuls les mouvements soutenus par le gouvernement sont capables d’avoir ce grand nombre de représentants ce qui va se refléter chez les électeurs qui vont se sentir déprimés et considérer que rien ne va changer parce que l’opposition n’est pas capable d’avoir ses représentants partout. Ils ne vont pas avoir le courage de voter pour ceux qu’ils veulent, c’est pour cela, plus la circonscription est petite, plus les voix et les politiciens libres seront capables dans les petites circonscriptions d’assumer une machine électorale qui pourra tout contrôler. Par contre, dans les grandes circonscriptions, ce sont les mafias et les politiques actuelles qui seront les patrons.

5- La survie politique du régime pourrait-elle être remise en cause ?

L’OLJ dans son édition du 2 octobre 2004, citant sa correspondante aux NU, rapporte ce qui suit : « Concernant les élections présidentielles au Liban et la prorogation du mandat du Président Lahoud, le Secrétaire Général a exprimé clairement son opinion lors de la conférence de l’Union africaine d’Addis-Abeba en juillet dernier. Il s’oppose à l’extension des mandats des leaders et des gouvernements au-delà des limites de leur mandat ».

De plus, nous savons tous que Walid Joumblat a appelé le Président de la République à démissionner et à l’organisation de nouvelles élections conformes à la légalité.

Pourtant les EU n’ont pas l’intention de rompre avec le pouvoir libanais en place ni lui retirer leur reconnaissance suite à la prorogation. Ils considèrent au contraire le problème de la prorogation dépassé et entendent dialoguer avec les autorités libanaises au plus haut niveau.

Entre l’opposition du Secrétaire Général de l’ONU aux extensions de mandats, les appels à la démission du Président de la République lancés par Walid Joumblat, le rejet de l’amendement par le Rassemblement de Kornet Chehwan et le dépassement par les EU de l’épisode de la prorogation, sans compter les autres paramètres, s’achemine-t-on vers le naufrage ou la survie politique du régime ?

Ahmad Al-Assaad :

Je crois que ce gouvernement va pouvoir survivre ces 7 ou 8 mois ; c’est sûr qu’il ne va pas et ne pourra pas faire grande chose. Cela est triste en fait car le Liban ne peut se payer le luxe d’attendre 7 et 8 mois pour commencer à confronter ses problèmes. Ce sera 8 mois de perte de temps que nous Libanais n’avons pas et l’espoir c’est la loi électorale, les élections parlementaires et après cela le nouveau gouvernement.

 


M. Ahmad Al-Assaad
Président du Mouvement "LE LIBAN DES COMPETENCES".



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