(La
nomination du nouveau représentant permanent des É.-U.
à l'ONU)
New
York (Nations unies) - Le nouveau représentant permanent des
États-Unis à l'ONU aura à s'occuper de questions
très importantes sur lesquelles la communauté internationale
va se pencher dans les mois à venir.
Le 1er août, le président Bush a nommé par décret
M. John Bolton, ancien sous-secrétaire d'État à
la maîtrise des armements et à la sécurité
internationale, au poste de représentant permanent des États-Unis
à l'ONU. M. Bolton, dont la nomination n'est valable que pour
la période allant jusqu'en janvier 2007, remplace M. John Danforth
qui a démissionné en janvier dernier.
Lors d'une cérémonie organisée à la Maison-Blanche,
M. Bolton a déclaré : « Nous appelons de nos vœux
une organisation plus puissante, plus efficace, fidèle à
ses idéaux et à ses fondateurs, et suffisamment agile
pour agir au XXIe siècle. »
Le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan,
a déclaré qu'il avait hâte de coopérer
avec le nouveau représentant des Etats-Unis à un moment
où l'ONU était en pleine réforme.
« Un ambassadeur, a-t-il dit, peut être très énergique,
mais il ne doit jamais oublier qu'il faut convaincre 190 autres, ou
du moins la majorité d'entre eux, de la nécessité
d'agir.
« Donc, si un ambassadeur garde cela à l'esprit (...)
qu'il est résolu à écouter les autres et à
coopérer avec eux pour trouver des solutions mutuellement acceptables,
alors cet ambassadeur réussira. »
L'Organisation des Nations unies se prépare à célébrer
son 60e anniversaire à la mi-septembre. Ses membres espèrent
alors adopter des réformes et un ordre du jour qui fourniront
une épure pour cette institution mondiale au XXIe siècle.
Au cours du mois dernier, les États-Unis ont annoncé
leurs objectifs. Ils tiennent par-dessus tout à insister sur
les réformes administratives. Ils sont également favorables
à la création d'un nouveau conseil des droits de l'homme,
d'un comité du maintien de la paix et d'un fonds pour la démocratie.
Ils souhaitent en outre que l'ONU accorde une plus grande importance
au développement économique, à la prévention
de la prolifération des armes de destruction massive et à
la lutte contre le terrorisme.
« Les États-Unis ont besoin de l'ONU, et l'ONU a besoin
des États-Unis. Nous devons œuvrer de concert, a déclaré
M. Annan. Il importe que nous coopérions dans les mois à
venir afin de mettre en œuvre les réformes qui ont été
proposées. »
Il faut également renforcer les relations entre les États-Unis
et l'ONU, a affirmé le secrétaire général.
« Je pense qu'elles se sont fragilisées récemment
et que nous devrions être en mesure de les resserrer. »
Dans l'allocution qu'il a prononcée à l'occasion de
la nomination de M. Bolton, le président Bush a déclaré
que celui-ci insisterait sur les réformes de l'ONU et sur la
nécessité d'obtenir des résultats.
« J'envoie M. Boston à New York en toute confiance, a-t-il
dit. Il croit passionnément aux objectifs de la Charte des
Nations unies et à la promotion de la paix, de la liberté
et des droits de l'homme. Sa mission est maintenant d'aider l'ONU
à se réformer de façon qu'elle puisse renouveler
les promesses de ses fondateurs en ce XXIe siècle. »
Selon le président, M. Bolton indiquera clairement que les
États-Unis considèrent l'ONU comme « une
source d'espoir, de dignité et de paix ».
À Washington, le président de la commission sénatoriale
des affaires étrangères, M. Richard Lugar, a déclaré
pour sa part qu'il était important que M. Bolton soit au siège
de l'ONU avant le début, en septembre, de la 60e session de
l'Assemblée générale.
« Le président, a-t-il dit, a agi dans les limites de
son autorité, en harmonie avec une nette majorité des
sénateurs et dans l'intérêt de la mise en œuvre
de réformes constructives de l'ONU. »
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