Fatwa concernant les troubles qui touchent la
France
Dans
plusieurs versets du Saint Coran, Dieu blâme la destruction
et le désordre et rejette ceux qui les accomplissent.
Il dit au verset 64 de la Sourate 5 « Allah n’aime
pas les semeurs de désordre » ; il dit au verset
60 de la Sourate 2 « Ne semez pas de troubles sur la terre
comme des fauteurs de désordre ». (Voir également
2/27 ; 2/205 ; 7/56 ; 28/77 etc.. ).
D’autre
part Dieu appelle les musulmans à un respect sans failles
de la vie, de l’honneur et des biens d’autrui.
Il
interdit au musulman la transgression et l’injustice «
et ne transgressez point car Dieu n’aime pas les transgresseurs
» 2/190.
Ces enseignements abondent dans la sunna du Prophète
Mohammad, bénédiction et salut sur lui. Ils sont
considérés par toutes les écoles juridiques
de l’islam comme des fondements intangibles.
La
religion musulmane considère que le besoin des uns n’abolie
pas les droits des autres. Ainsi le besoin d’exprimer
sa détresse ou son malaise n’annule pas le droit
des innocents qui ont vu leurs voitures et commerces brûler.
Avec
la multiplication et la gravité des événements
qui agitent plusieurs quartiers de la banlieue parisienne et
qui semblent s’étendre à d’autres
villes de province ; événements qui troublent
la quiétude des gens, portent atteinte à leur
sécurité et leurs biens et peuvent même
attenter à leurs vies ; ‘Dar el Fatwa’ édicte
la Fatwa suivante. Elle appelle les musulmans à s’y
prescrire avec un grand scrupule :
«
Il est formellement interdit à tout musulman recherchant
la satisfaction et la grâce divines de participer à
quelque action qui frappe de façon aveugle des biens
privés ou publics ou qui peuvent attenter à la
vie d’autrui. Contribuer à ces exactions est un
acte illicite.
Tout
musulman vivant en France, qu’il soit citoyen français
ou hôte de la France est en droit de réclamer le
respect scrupuleux de sa personne, de sa dignité et de
ses convictions et d’agir pour plus d’égalité
et de justice sociale.
Mais
cette action qu’elle soit entreprise de façon concertée
ou spontanée ne doit en aucun cas se faire en contradiction
avec les enseignements rappelés et le droit qui gère
la vie commune ».
Fatwa édictée le 6 novembre 2005 par «
Dar el Fatwa » de l’UOIF