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LIBAN
Survol de Trente Années Tragiques

M. Albert Sara

Annexe
Quoi de Neuf depuis "La Guerre de Deux Ans"
Note introductive

Il est frappant de constater que les mêmes problèmes posés durant la trêve qu a suspendu pour un temps ce qu’on a appelé « La Guerre de Deux Ans » (1975-76), se posent encore aujourd’hui avec plus d’acuité et même avec un fond de morosité et de pessimisme qui n’existait pas à cette époque là, au sortir du « bain de sang ».

En effet, le pays et le peuple étaient loin d’être aussi meurtris que maintenant et les gens de tous bords, étonnés de ce qu’ils venaient de perpétrer, semblaient alors animés d’un esprit sincère de changement et de rénovation. L’énormité de ce qui s’était passé (pourtant « anodin » comparé à la monstruosité des 12 années qui allaient suivre) les avait tellement traumatisés, qu’ils disaient naïvement « plus jamais ça ! ».

Hafez Assad lui-même reconnaissait que « les combats sanglants au Liban ne ressemblent à aucune guerre, même civile, connue dans l’Histoire » (journaux du 25-6-77). Et le professeur Charles Malek de déclarer : « Ce que nous avons subi n’arrive pas à un peuple en 500 ans).

Tout au contraire aujourd’hui, dans ces temps d’épreuves, les tensions se manifestent plus fortes qu’autrefois : depuis la sanglante équipée fondamentaliste de Dennyeh (incomplètement réprimée après deux ans), jusqu’aux proclamations hostiles à l’appel, pourtant modéré des évêques du 29-9-2000, proclamations proférées aussitôt du haut de chaires respectables par des prédicateurs pressés de « se positionner », n’ayant même pas pris le temps de lire le texte incriminé.

Ajouter à cela la présente dégradation de la situation générale du pays. Déjà, dans son homélie du Vendredi-Saint 1996 prononcée en présence du Président Chirac et du pPrésident Hraoui, le Cardinal Sfeir, évoquant la passion du Christ, a dit :

« Transposée au plan national, la figure du Christ endolori ne serait-elle pas la figure de ce Liban meurtri, humilié, presque exsangue, au bout de 17 ans de guerre pendant lesquelles ont été commises les atrocités les plus ignobles ? Il ne cesse, après que le canon se soit tu, de souffrir de grands maux. Ce qui l’humilie le plus, c’est qu’il perd tous les jours un peu plus de son identité et de sa dignité de pays indépendant, souverain et jouissant de son pouvoir de libre décision. » (L’Orient-Le Jour 04-04-96, p.2).

Il a donc paru intéressant de relire quelques articles datant de la période de clame de 1977, lorsque les Libanais de tous bords manifestaient leur bonne volonté respective d’établir entre eux un dialogue, à la recherche d’une issue.

Voici 4 articles écrits durant cette trop courte période d’euphorie, à un moment où personne n’aurait pu soupçonner que le Liban allait connaître, douze autres années d’horreur encore plus grandes que celles de « la guerre de deux ans », guerre que les Libanais de tous bords reconnaissaient alors comme sans précédent dans l’Histoire.

Printemps 2002.

   

* Prochaine communication:
  
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