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Avec la montée des périls, face
aux transgressions continuelles de l’OLP sous le regard «
non concerné » des milieux mahométans en armes
d’une part et, d’autre part, une armée libanaise
de plus en plus marginalisée par le Pouvoir, il était
temps pour le camp chrétien d’organiser la défense
de la survie.
Il
y eut d’abord les Kataeb suivis aussitôt par les «
Ahrar » Parti National Libéral (PNL). Les deux milices
travaillèrent d’abord en coordination puis s’unifièrent
en 1980 sous un même cadre de commandement, Les Forces Libanaises,
à leur tête Béchir Gemayel entouré d’un
Conseil de Commandement comprenant des chefs Kataeb et PNL.
Après
la déflagration de 1975, se forma également le Tanzim
(mot se traduisant par « ordre », « organisation
», « structuration »), qui n’était
pas proprement une organisation militaire, mais un groupement spontané
d’intellectuels chrétiens, techniciens, ingénieurs,
informaticiens, artilleurs, qui acquit rapidement l’art de
la manipulation des engins les plus modernes. Leur efficacité
était telle que les vagues d’assaut des milices palestiniennes
assistées par un mélange de mercenaires somaliens,
irakiens, libyens et autres « volontaires », s’élançant
aux cris d’ « Allah Akbar » vers Ain-Remmaneh,
ligne chrétienne la plus exposée, dans un élan
supposé balayer tout sur son passage, étaient repoussées
par une poignée de combattants du Tanzim leur infligeant
des pertes considérables à chaque assaut.
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