GLOBALADVOCACY . c o m

Chacun d'entre vous peut créer l'évènement!

   




 

 

 

 

LIBAN
Survol de Trente Années Tragiques

M. Albert Sara

Résultats pour le Liban

Les gouvernements arabes englobés dans cette débâcle, une des plus terribles de leur histoire, estimèrent se donner bonne conscience en patronnant les mouvements de guérillas contre Israël. D'autre part, toute une génération de jeunes, qui étaient enfants en 1948, avait atteint l'âge de porter les armes et brûlait de s'en servir. On les a appelés fedayin, pluriel de feda'i, (« volontaire prêt à affronter la mort »). Ils se recrutaient dans les camps de réfugiés, notamment ceux implantés au Liban. Leur armement pouvait provenir des sources les plus lointaines, comme la Libye ou l'Iran. Les pays pétroliers, dont le souci primordial était de ne pas s'impliquer militairement, se laissaient volontiers rançonner pour des sommes colossales dans l'aide obligatoire à fournir aux combattants.

Les divers mouvements de résistance se groupèrent en une entité, devenue de plus en plus puissante, sous le nom d'O.L.P. (Organisation de Libération de la Palestine), dont le chef incontesté était Yasser Arafat. Succédant à l'inconséquent Ahmad Choukeiri balayé par la catastrophe de 1967.

Alors qu'un pays comme la Syrie a édicté des règlementations très strictes, voire sévères, limitant et surveillant tous mouvements de Palestiniens tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des camps, (Ordre du ministre de la Défense Hafez El-Assad du 4 Mai 1969) remplissant toute une page de journal), le Liban, maillon faible de la chaîne, arrivait à peine à contenir les débordements croissants des Fedayin. La cause de la Résistance palestinienne, proclamée sacrée par les leaders arabes, était obligatoirement « embrassée » par le Liban, où tous les prétextes étaient occasion à des manifestations et défilés populaires. A titre d'exemple, lorsqu'un Fedai'i était tué en Jordanie ou en Syrie, c'est au Liban qu'il fallait l'enterrer, justifiant ainsi la traversée de la frontière syro-libanaise par un cortège imposant dans une manifestation impressionnante de puissance. Il arrivait même que le cercueil fût vide, mais l' OLP cherchait à étaler sa force même par des mystifications cousues de fil blanc.

Vers la fin des années soixante, l' OLP se lança bientôt dans des escarmouches à la frontière Sud du Liban en un cycle infernal d'agressions-représailles, dont les Libanais des villages frontaliers libanais étaient les premières victimes. C'était maintenant aux Libanais de devenir des réfugiés dans leur propre pays et de venir grossir la ceinture de misère autour des agglomérations, notamment de la capitale.

Les empiètements de l' OLP sur la souveraineté libanaise devenaient plus audacieux, portant atteinte parfois même à la sécurité des citoyens. Plusieurs se souviennent encore du mémorable accrochage entre Palestiniens et Forces de l'Ordre survenu en plein centre, devant l'Eglise des Capucins, le Vendredi Saint 1969.

Cependant, non contents de tout laxisme dont jouissaient les Palestiniens, les milieux gauchistes et musulmans libanais, influencés par Damas et Nasser, trouvaient que l'Etat ne donnait pas assez de liberté d'action aux Fedayin. La « rue beyrouthine » principalement musulmane et la classe politique (dont les éléments modérés n'osaient pas manifester leur dissidence) appuyèrent ainsi ouvertement la liberté d'action des Fedayin. Et même le Premier ministre (sunnite) Abdallah Yafi, s'écria de façon spontanée, au passage d'un cortège ramenant un « cercueil » de la frontière syrienne, « Je suis le premier feda'i ! ».

Ce fut le début de la scission de la société libanaise entre musulmans pro-palestiniens et chrétiens refusant l'aventure néfaste qui commençait à se dessiner.

Dans ce chaos, il parut nécessaire de régler de façon stable la situation de l' OLP au Liban, lequel, à la différence de la Syrie, n'édicta pas lui-même les règlements par lesquels sa voisine soumettait tant l' OLP que les Palestiniens des camps : bien au contraire, les pressions de Nasser et des Libanais pro-palestiniens forcèrent l'Autorité à se lier par un accord bilatéral avec les Palestiniens, donnant naissance à l'Accord du Caire qui marqua la dégradation catastrophique de la situation sécuritaire et politique du Liban.

 

   

* Prochaine communication:
   Accord du Caire - Fathland    Cliquez ici 

doteasy.com - free web hosting. Free hosting with no banners.

 

 

 

 

Copyright © 2004-2005 GlobalAdvocacy.com
All Rights Reserved 
   User Agreement | Privacy Policy