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Les moeurs républicaines ne mirent pas
de temps à retrouver leur cours une fois disparu celui qui
avait, durant une trop courte période, galvanisé le
peuple. Avec Amine Gemayel maintenant au pouvoir, la politique traditionnelle
reprenait le dessus.
Mais
les Libanais ont récolté quand même quelques
espoirs, malheureusement éphémères, du passage
trop court de Béchir. Les « lignes de démarcation
» furent levées, personne n’avait plus peur de
l’autre.
Amine
Gemayel s’est entouré d’une équipe qui,
en peu de temps, fit disparaître toute trace du rêve
de Béchir. La pratique ancienne reprit son empire : partage
des privilèges, enrichissements illicites, projets de travaux
d’importance vitale laissés en jachère attendant
l’accord sur le partage des « commissions » etc.…
Hélas, l’exemple venant de haut, on ne voit pas comment
se ferait le retour à la normalité dans l’intégrité.
Le marasme s’installa de nouveau dans le pays.
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