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Le sexennat du président Elias Sarkis
allait prendre fin le 22 Septembre 1982. Entre temps, Béchir
Gemayel continuait sa campagne intense pour un Liban uni, respectueux
de ses diverses communautés et libéré de tous
ses occupants. Son pouvoir d’organisation de la Résistance
Libanaise dans ses régions avait démontré son
aptitude de leader et le Liban avait un besoin urgent d’un
homme fort qui serait capable de s’imposer à l’anarchie
généralisée et de réunifier un pays
morcelé par sept ans de guerre intestine. Béchir Gemayel
émergeait comme l’homme de l’heure.
Il
fut élu président de la République Libanaise
le 23 Août 1982 pour être investi de sa charge
à l’expiration du sexennat de Sarkis, soit le 22
Septembre. Son élection fut reçue avec soulagement
par la grande majorité du pays, chrétiens et musulmans
confondus. Des délégations et des leaders de toutes
les communautés ont défilé durant plusieurs
jours pour apporter leur appui au jeune élu.
Ce
jour-là , il y eut comme une transformation de l’esprit
public. Les fonctionnaires se sont mis à arriver à
l’heure et à refuser toute «gratification»
(qui était devenue presque « institutionnelle »).
On pourrait citer l’exemple vécu du fonctionnaire qui,
malgré l’insistance du client ami, refusa d’entrouvrir
le tiroir où celui-ci avait l’habitude de glisser son
petit cadeau, disant : «Désormais tout a changé
et nous sommes tous gagnants». Ou encore « maintenant
que Béchir est président, nous n’osons plus
tricher : vous devez faire intégralement vos formalités
selon la loi ».
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