20
décembre 2005
Le
président Bush a exprimé l'espoir que la
démocratisation de l'Irak inspirera les réformateurs
de pays limitrophes, tout en déclarant que l'abandon
de la tyrannie dans ce pays était dû au désir
du peuple irakien de « vivre dans une société
libre ».
Lors
de la conférence de presse qu'il a donnée
le 19 décembre à la Maison-Blanche, M. Bush
a dit que l'Irak démocratique servirait d'exemple
aux réformateurs de Téhéran à
Damas et qu'il contribuerait à poser les fondements
de la paix pour les générations à
venir.
«
Ce que l'on observe maintenant, a-t-il indiqué,
c'est un moment historique car je suis convaincu que la
démocratie va se répandre. Je suis persuadé
que lorsque les gens auront pris goût à la
liberté ou qu'ils verront un voisin y prendre goût,
ils exigeront la même chose. Je crois en effet à
l'universalité de la liberté. Je crois que
toute personne désire être libre. »
Le
président a cependant fait remarquer que les élections
législatives qui avaient eu lieu le 15 décembre
en Irak ne mettaient pas fin aux problèmes ou à
la violence auxquels le pays se heurtait. Il s'est engagé
à continuer d'apporter un soutien au peuple irakien
alors que le scrutin était dépouillé
et que les nouveaux élus s'apprêtaient à
former le premier gouvernement permanent de l'Irak depuis
la chute de Saddam Hussein.
Il
a indiqué que les États-Unis tenaient à
jouer un rôle à cet égard, mais que
ce rôle ne consistait pas à dire à
un État souverain ce qu'il devait faire, mais à
lui donner des conseils sur la marche à suivre.
Par
ailleurs, M. Bush a défendu sa décision
d'intervenir militairement en Irak, en disant que Saddam
Hussein était alors en mesure de se doter d'armes
de destruction massive et que c'était là
son intention. « Il était dangereux alors,
et la décision de le chasser était la bonne
», a-t-il dit
Le
président a cependant reconnu que les renseignements
relatifs à la possession par l'Irak d'armes de
destruction massive avant la guerre s'étaient révélés
faux et il a indiqué qu'il avait créé
la commission Silberman-Robb pour enquêter sur les
raisons de cette erreur.
Ce
ne sont pas seulement les services de renseignement des
États-Unis, mais aussi ceux de divers autres pays,
qui ont commis cette erreur, a-t-il dit en ajoutant qu'ils
auraient quelque difficulté à retrouver
leur crédibilité, alors même que la
communauté internationale devait faire face à
des problèmes tels que les activités de
la Corée du Nord et de l'Iran dans le domaine nucléaire.
Le
président s'est prononcé en faveur de solutions
diplomatiques en ce qui concerne l'Iran et de la nécessité
que les autorités iraniennes entendent un seul
son de cloche de la part des États-Unis et d'autres
pays de la communauté internationale.
Tout
le monde, a-t-il dit, est d'accord pour dire que l'Iran
ne doit pas avoir d'armes nucléaires et qu'on ne
doit pas laisser ce pays apprendre à en construire,
en particulier à la suite des récentes déclarations
du président de l'Iran, M. Mahmoud Ahmadinejad,
au sujet de la destruction d'Israël.
M.
Bush s'est prononcé en faveur de la diplomatie
pour faire en sorte que l'Iran se « conforme aux
exigences du monde libre » en disant qu'il y avait
« toujours le Conseil de sécurité
de l'ONU » si les démarches diplomatiques
en cours n'aboutissaient pas.
Le
président a également abordé des
questions de politique intérieure touchant la sécurité
nationale et la lutte contre le terrorisme. En ce qui
concerne les révélations au sujet du fait
que l'Agence de sécurité nationale avait
mis sur écoute des ressortissants des États-Unis,
il a fait remarquer que seules les personnes connues pour
avoir des liens avec le réseau Al-Qaïda faisaient
l'objet de telles écoutes.
Quant
à la loi PATRIOT qui arrivera à expiration
à la fin de décembre si le Congrès
ne vote pas en faveur de sa prorogation, M. Bush a incité
les parlementaires à proroger ce texte de loi,
qui, a-t-il dit, est destiné à donner les
moyens nécessaires en matière de répression
aux autorités chargées de prévenir
tout nouvel attentat terroriste aux États-Unis.
«
Le Sénat, a-t-il souligné, doit voter en
faveur de la prorogation de la loi PATRIOT. Nous ne pouvons
nous permettre d'être sans cette loi pendant un
seul instant dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.
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