Washington
- « Je veux que les habitants de cet État
et de l'État du Mississippi le sachent : nos plans
de secours d'urgence sont en voie d'exécution,
nos plans de reconstruction vont progresser (...) et ce,
de manière coordonnée », a affirmé
le président Bush le 12 septembre en Louisiane,
alors qu'il effectuait sa troisième tournée
en une semaine dans la région sinistrée.
M.
Bush a commencé sa visite de deux jours dans les
zones touchées par le cyclone Katrina à
bord d'un bâtiment de la marine nationale, l'USS
Iwo Jima, navire d'assaut amphibie ancré à
proximité de La Nouvelle-Orléans et qui
sert de quartier-général des opérations
militaires.
À
bord du navire, le président a reçu les
dernières informations sur les opérations
de secours de Thad Allen, vice-amiral des garde-côtes
et chef de ces opérations. Le vice-amiral remplaçait
à ce poste l'ancien directeur de l'Agence fédérale
de gestion des crises (FEMA), M. Michael Brown, qui devait
démissionner de ses fonctions peu après
ce même jour.
À
l'issue de cette réunion, M. Bush a fait une tournée
d'inspection de La Nouvelle-Orléans dans un camion
militaire découvert qui, avec d'autres véhicules
d'un convoi, s'est frayé un chemin à travers
des rues embourbées et inondées. Il était
accompagné du vice-amiral, de la gouverneure de
la Louisiane, Mme Katherine Blanco, du maire de La Nouvelle-Orléans,
M. Ray Nagin, et du général de l'armée
de terre Russel Honoré, commandant des opérations
militaires de secours d'urgence dans la région
sinistrée.
Lors
d'un entretien avec la presse qui a suivi la tournée,
un journaliste a demandé à M. Bush s'il
ne fallait pas envisager l'adoption d'une loi permettant
aux autorités fédérales d'agir plus
rapidement lors d'une catastrophe. « On aura l'occasion
de prendre du recul, d'étudier la tête froide
les éléments positifs et les éléments
négatifs de ce qui s'est passé »,
a répondu le président.
«
Il y a beaucoup d'informations qui flottent un peu partout
et qu'il s'agit d'analyser de manière objective.
Nos concitoyens doivent comprendre que nous souhaitons
tous en dégager des leçons. Si jamais nous
faisons l'objet d'une attaque biologique d'une sorte ou
d'une autre, nous devons faire en sorte de comprendre
les leçons apprises ici de façon à
pouvoir faire face à cette catastrophe. »
M.
Bush s'est ensuite rendu dans la paroisse (circonscription)
de Saint-Bernard, une autre région de la Louisiane
durement frappée par le cyclone Katrina. Il a terminé
sa tournée à Gulfport (Mississippi) avant
de regagner Washington.
Par
ailleurs, on a pu noter ces temps derniers des signes
d'amélioration de la situation dans la région
sinistrée. Le 11 septembre, l'aéroport de
La Nouvelle-Orléans a rouvert ses portes pour le
service cargo et devrait commencer un service de passagers
limité le 13. Le port de La Nouvelle-Orléans
prévoit de rouvrir son terminal pour conteneurs
le 14 septembre.
En
ce qui concerne les inondations, le génie militaire
des États-Unis estime que la ville pourrait être
largement drainée dans un mois, bien que certains
endroits ayant subi la pire montée des eaux risquent
de demeurer inondées un peu plus longtemps. Selon
un porte-parole, les travaux de pompage pourraient s'achever
vers le 18 octobre, soit largement en avance sur les premières
estimations.
Le
ministère de la sécurité intérieure,
qui coiffe notamment la FEMA, a déclaré,
le 11 septembre, qu'au total 758 millions de dollars avaient
été versés directement aux familles
sinistrées, sous la forme de chèques, de
cartes de débit et de versements directs dans des
comptes bancaires.
Ce
ministère a également donné quelques
chiffres sur les opérations de secours : 49.700
sauvetages ont été effectués, 141.000
personnes se trouvent actuellement dans des centres d'hébergement.
Quelque 22,5 millions de repas et 53,3 millions de litres
d'eau ont été distribués. Enfin,
20.000 militaires d'active et 4.000 membres des garde-côtes
ont été affectés aux opérations
de secours en sus des 50.000 réservistes.
Pour
ce qui est des offres d'aide de l'étranger, le
porte-parole du département d'État, M. Adam
Ereli, a indiqué, le 12 septembre, que les États-Unis
avaient reçu jusque-là des offres de 118
pays et de 12 organisations internationales.
«
A ce jour, 30 avions sont arrivés de l'étranger,
chargés de provisions d'urgence. Un avion de l'OTAN
doit arriver incessamment, le premier de nombre de vols
prévus de cette organisation », a déclaré
M. Ereli.
13 septembre 2005
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