Qui
est "ce prisonnier dont nul ne sait le nom, dont nul n'a
vu le front, un mystère vivant, ombre, énigme, problème"
(Victor Hugo)
En
1703, après 37 ans de détention, sous la bonne garde
d'un certain Monsieur de Saint-Mars, un mystérieux prisonnier
meurt à la Bastille où il était enfermé
depuis 1698...
Quelle espèce de République
sommes-nous ?
Liban:
Bonjour le sous-développement!
Bonjour le sous-développement ! On
n’est jamais tombés aussi bas. Et pour cause :
l’avenir d’une nation se négocie «
sous la table » … (ronde) ! Car le peuple ne
doit rien savoir de ce qui le concerne. Il doit rester ignorant
de ce qui se trame jusqu’au moment où on lui mettra
la bavette et on lui dira : « On a décidé
de ta bouillie, t’as plus qu’à t’écraser
». Dans la meilleure des hypothèses, un prélat
haut perché, au cours d’une homélie, entre
deux Actes des Apôtres, viendra donner le tour de hanche
du futur nominé de la « Star Académie
» présidentielle. Et que vive la démo(n)cratie!
Le peuple est fait, dans ce misérable pays, pour débourser
des impôts que des responsables sans scrupules s’empressent
de rafler et plus on rafle et plus on gravit des échelons
dans le secteur public. Même les demeurés dans
les états qui se respectent sont traités avec
plus de dignité et de complaisance.
Dans un pays où les religieux ne parlent que de politique
et les politiques ne s'intéressent qu'aux affaires,
où les diplomates se prêtent à des ballets
médiatiques et les médias acculés ne
font plus que de l’information diplomatique, le peuple
libanais exsangue n’a plus qu’à se trouver
un pulvérisateur ultra puissant pour éradiquer
ses colonies de vampires et leurs «graines sauteuses»
ou à défaut … une corde pour se pendre
!
Le
Masque de Fer(le 25 mars 2006)
Nominations
administratives au Liban:
Un BLUFF DE PLUS ?
"Titi titi, t'es revenue comme t'es partie" (proverbe
libanais)
Bien
fier de sa performance paraissait hier le Ministre d’Etat
au développement administratif, M. Jean Oghassapian
en présentant aux téléspectateurs, lors
des Informations de 20 heures, la dernière trouvaille
du Conseil des ministres : la réforme du système
de recrutement pour les postes de première catégorie
au sein de l’administration de l’Etat.
Oui,
vous avez bien vu et entendu : à portée de "click"
ces postes de première catégorie!
Dès
mercredi matin, de nombreux postulants se connectaient à
ce ministère pour mieux comprendre le processus. Et
là … surprise! La plupart d’entre eux n’ont
pu manquer de relever les anomalies suivantes :
1-Pourquoi, tout d’abord, la conférence
de presse du Ministre Oghassapian a-t-elle été
donnée ultérieurement à l’expiration
du délai de remise des candidatures pour le poste de
Secrétaire général du Conseil supérieur
pour la privatisation?
Le
rôle premier d’une conférence de presse
n’est-il pas d'INFORMER le public de
l’inauguration d’un nouveau mécanisme et
de ses modalités ainsi que les éventuels postulants
de la vacance des postes afin de leur donner le temps de s’y
présenter? Pourquoi cette conférence s’est-elle
tenue 1 mois, jour pour jour, après l’expiration
du délai de présentation des candidatures au
poste de Secrétaire général du Conseil
supérieur pour la privatisation?
2- Comment ont été posés les
critères de sélection des candidats ? Quels
critères ont prévalu à la pose des critères?
Pourquoiest-il exigé du PDG de l’EDL de détenir
un diplôme en génie,
économie, droit, ou gestion provenant d’une
«université reconnue» alors
qu’aucun domaine de spécialisation n’est
exigé du candidat Mohafez qui peut se contenter
d’un «diplôme d’une université
reconnue» laissant ainsi le poste ouvert à
tous les vents alors qu’il s’agit là
d’un poste de haute responsabilité administrative?
Pourquoi
est-il exigé du PDG de l’EDL une expérience
de 10 ans dans son domaine de spécialisation alors
qu’il exigé du Mohafez une expérience
de 10 ans dans «
la
direction d’une institution publique ou privée
ou d’y avoir exercé un leadership au niveau
de la surveillance et de la prise des décisions
»?
Pourquoi la simplicité d’élocution
dans le premier cas et les contorsions verbales dans l’autre?
Que l’on nous explique où se trouve le justificatif
de ces exigences diverses? Les critères de sélection
auraient ils été taillés à
la mesure de candidats pré-établis, des
candidats de l’ombre pour les postes de Mohafez
(ces postes là étant, il faut le reconnaître,
étroitement liés à la politicienne
politique de ce pays) ?
Pourquoi
enfin, le PDG de l’EDL doit avoir « une
capacité prouvée de prendre des initiatives,
de faire des jugements et de prendre des décisions
sous pression; ….»
alors que cette condition n’apparaît nulle
part au niveau du poste de Mohafez? Les pressions seraient
elles malvenues dans le cas du PDG de l’EDL et tolérées
dans celui de Mohafez ?
QUI
A DONC PLANCHE SUR CES CRITERES? Quels critères
aux critères? Si la transparence est au programme,
il serait bon de dévoiler les membres ainsi que les
modalités de travail de l’équipe qui a
concocté ces conditions et pourquoi pas (s’il
existe) son règlement intérieur, comme cela
a été fait, à bon escient, par M. Fouad
Boutros pour la réforme de la loi électorale.
Qui est donc le savant concepteur du « Kabset Zir »
du Ministre, fièrement brandi dans le discours d’inauguration
et tartiné en page d’accueil du site Internet
du ministère? Autant de questions auxquelles IL EST
DE NOTRE DROIT d’obtenir des réponses!
3-
Pourquoi a-t-on limité le nombre des soumissions de
candidatures à 2 ?
Alors
que le ministère n’a même pas été
en mesure de proposer une liste exhaustive
des postes vacants de manière à
permettre à chaque candidat de faire son planning,
en connaissance de cause, relativement aux postes convoités?
Alors
que la répartition confessionnelle
des postes limite à l’excès les chances
de succès des candidats qui pourraient se voir
éjectés, à tout instant, malgré
leurs compétences en raison des minables marchandages
confessionnels des concessionnaires de la politique dans
cette pauvre république, faisant au passage un
bras d’honneur à l’égalité
des chances au niveau individuel.
Alors
qu’un candidat non admis dans un poste ou deux pour
des raisons de pesages et dosages confessionnels pourrait
se trouver parfaitement approprié pour
un troisième?
Le
ministère et à sa suite le Conseil des ministres,
en posant ce barrage, auraient-ils eu peur d’être
inondés de demandes de candidatures justifiées
alors même qu’il prétendent avoir conçu
cette réglementation afin d'ouvrir à tous la
possibilité de s’enrôler et de contribuer
à la réforme de l’administration ?
Les
magouilles seraient-elles, une fois de plus, au menu de la
cantine ?
« TITI TITI t’es
revenue comme t’es partie ! »
(proverbe libanais)
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