M. Bush propose à l'ONU un
programme de progrès et de réformes
Document
de la Maison-Blanche
Dans son discours
à l'Assemblée générale des Nations unies, prononcé le 14 septembre
devant plus de 160 chefs d'État et de gouvernement réunis à l'occasion
du 60e anniversaire de l'Organisation des Nations unies, le président
des États-Unis, M. George W. Bush, a exhorté cette organisation à
œuvrer en faveur de la réalisation de ses idéaux en intensifiant la
lutte contre le terrorisme, en combattant la pauvreté et la maladie
et en favorisant l'essor de la liberté et de la démocratie.
On trouvera
ci-après le texte d'une fiche analytique exposant les grandes lignes
de ce programme.
Le
discours du président Bush à
l'Assemblée générale des Nations unies
Dans son discours
prononcé le 14 septembre devant les délégués à l'Assemblée générale
des Nations unies, le président George W. Bush a esquissé un programme
de progrès et de réformes visant à faire avancer les travaux vitaux
et les idéaux de l'ONU en affrontant le fléau du terrorisme, en luttant
contre la pauvreté et la maladie dans les pays en développement et
en favorisant l'essor de la liberté humaine. Une action concertée
des États membres mettra en place les conditions favorables au progrès
et à la paix en ce siècle nouveau.
- Le président
remercie l'ONU et ses États membres pour leurs contributions à l'aide
aux sinistrés du cyclone Katrina.
En ce temps de
dure épreuve pour les États-Unis, beaucoup de pays ont voulu montrer
clairement au peuple américain qu'il n'était pas seul. L'assistance
afflue sur le littoral du golfe du Mexique de pratiquement tous les
coins de la planète. Plus de 115 pays et une douzaine d'organisations
internationales ont offert leur aide. La nation américaine se trouve
réconfortée par ces témoignages de solidarité.
- Le président
prône le libre-échange comme étant le meilleur moyen d'aider les pays
en développement.
La communauté
internationale doit œuvrer, dans le cadre des négociations de Doha,
à éliminer les subventions agricoles qui faussent le commerce et freinent
le développement, et à supprimer les droits de douane et les autres
obstacles à des marchés ouverts, pour les agriculteurs du monde entier.
Les États-Unis sont prêts à éliminer tous les droits, toutes les subventions
et d'autres obstacles entravant la libre circulation des biens et
des services dans la mesure où d'autres pays font de même. Telle est
la clé de l'éradication de la pauvreté dans les États les plus pauvres
du monde, et de la promotion de la prospérité et des possibilités
de progrès pour toutes les nations.
Affronter
le fléau du terrorisme
- La communauté
mondiale s'unit contre le terrorisme et doit adopter et appliquer
la convention contre le terrorisme international.
Le terrorisme
frappe villes et nations partout dans le monde. Pour y riposter, la
communauté internationale s'est unie pour démanteler les réseaux terroristes
et leurs cellules radicales. Les sanctuaires de terroristes ont été
supprimés et le financement du terrorisme a été drainé. Il faut parachever
la convention sur le terrorisme international qui montrera que tous
les pays ont déclaré publiquement qu'aucune cause ni aucun grief ne
peuvent justifier ou légitimer la prise de civils et de non-combattants
pour cible et leur assassinat délibéré par des terroristes.
- La communauté
internationale cherche à prévenir la prolifération des armes de destruction
massive et doit adopter la Convention internationale sur la répression
des actes de terrorisme nucléaire.
Plus de 60 pays
ont décidé de participer à l'Initiative de sécurité en matière de
prolifération afin d'intercepter les livraisons d'armes de destruction
massive. La communauté internationale a tout intérêt à adopter la
Convention internationale sur la répression des actes de terrorisme
nucléaire. Elle doit clairement signifier aux dirigeants des régimes
hors-la-loi qui parrainent le terrorisme et cherchent à acquérir des
armes de destruction massive qu'elle ne les laissera pas menacer la
paix et la stabilité du monde.
La
lutte contre la pauvreté et la maladie dans le monde en développement
- La communauté
internationale doit favoriser la réforme et affronter la pauvreté
dans les pays en développement.
La communauté
internationale prend des mesures pour changer la façon dont elle s'attaque
à la pauvreté et à la corruption et la manière dont elle octroie son
aide. En 2002, le Consensus de Monterrey a conditionné les nouvelles
aides des pays développés à une réforme réelle dans les pays en développement.
Par leur Compte du millénaire, les États-Unis accroissent leur aide
au tiers monde et contribuent à la promotion de la liberté économique
et à l'accroissement des investissements dans les secteurs de l'enseignement
et de la santé. Ces programmes aident à stimuler l'esprit d'entreprise
dans les pays en développement et à intégrer leurs populations à l'économie
mondiale.
- La lutte contre
les épidémies mondiales telles que la grippe aviaire.
Le président a
annoncé un nouveau Partenariat international sur la grippe aviaire
et pandémique. Ce partenariat exige que tout pays où la maladie se
déclare prenne des mesures immédiates. En exigeant la transparence,
on pourra réagir plus rapidement aux crises dangereuses et les enrayer
à temps. Dans de nombreux pays, le sida, le paludisme et d'autres
fléaux pèsent terriblement sur les populations et entravent le développement
économique. Les États-Unis et d'autres pays travaillent à assurer
aux pays pauvres les médicaments essentiels à la lutte contre les
épidémies infectieuses. Cette collaboration essentielle permet aux
nations de remplir leur devoir moral de protéger les populations,
de soigner les malades et de réconforter les affligés.
- L'atténuation
du fardeau écrasant de la dette
Les États-Unis
et nombre de pays ont pris des mesures visant à alléger ce fardeau
qui limite la croissance des économies en développement et qui maintient
des millions d'êtres humains dans la pauvreté. Aujourd'hui, les pays
pauvres les plus lourdement endettés reçoivent des remises de dette
totalisant plus de 30 milliards de dollars. Afin d'empêcher toute
nouvelle accumulation de la dette, les États-Unis et d'autres pays
sont convenus que les institutions financières internationales doivent
de plus en plus octroyer leurs nouvelles aides sous la forme de dons
plutôt que de prêts.
- La promotion
du libre-échange grâce à l'aboutissement des négociations de Doha.
La communauté
internationale doit réduire les obstacles au commerce et les subventions
qui pèsent sur les pays en développement. Les négociations de Doha
sont la façon la plus prometteuse d'atteindre cet objectif. L'élimination
des barrières commerciales pourrait sortir des centaines de millions
d'êtres humains de la pauvreté au cours des 15 prochaines années.
Il s'agit donc de mener les négociations commerciales de Doha à une
heureuse conclusion.
La
défense de la liberté humaine
- Les États membres
de l'ONU doivent répandre l'espoir de liberté dans toute la planète.
Les États qui
croient aux droits de l'homme doivent aussi croire à la liberté humaine.
La liberté est l'espoir permanent de l'humanité, et une nation libre
est une nation pacifique. Aujourd'hui, on assiste à une période de
grand ferment pour la cause de la liberté. Au cours des deux dernières
années seulement, des millions de personnes se sont exprimées pour
la première fois par les urnes dans le cadre d'élections libres en
Afghanistan, en Irak, au Liban, dans les territoires palestiniens,
au Kyrghyzstan, en Ukraine et en Géorgie. Ces exemples inspirent des
millions d'autres êtres humains à travers le Grand Moyen-Orient. L'ONU
a un rôle essentiel à jouer pour encourager leurs aspirations et stimuler
les avancées de la liberté.
- Le Fonds des
Nations unies pour la démocratie contribuera à la cause de la liberté.
Grâce au nouveau
Fonds des Nations unies pour la démocratie, les membres démocratiques
de l'ONU œuvreront afin d'aider ceux qui veulent se joindre au monde
démocratique. Huit pays ont déjà annoncé des contributions de démarrage
totalisant des dizaines de millions de dollars. Cette année, le président
Bush et le premier ministre indien vont se joindre au secrétaire général
de l'ONU et à d'autres dirigeants pour inaugurer ce nouveau mécanisme.
La réussite de ce fonds est dans l'intérêt de chacune des nations
libres du monde, et toute nation libre a la responsabilité de faire
avancer la cause de la liberté et, partant, la cause de la paix.
- Les États-Unis
et l'ONU travaillent à l'instauration d'une démocratie durable en
Irak.
Le monde entier
a intérêt à ce qu'un Irak libre réussisse, et aucune nation civilisée
n'a intérêt à voir un nouvel État terroriste y voir le jour. Les Nations
unies ont joué un rôle vital dans le succès des élections du mois
de janvier et dans l'élaboration d'une Constitution. À présent, la
communauté internationale doit continuer à aider le peuple irakien
à instaurer un gouvernement pleinement constitutionnel. Une démocratie
florissante en Irak aidera tout le Moyen-Orient à grandir dans la
paix, dans l'espoir et dans la liberté.
La
réforme des Nations unies
- L'ONU doit se
réformer et se renouveler dans le respect de ses grands idéaux.
Il faut que l'Organisation
des Nations unies soit forte et efficace, que la corruption en soit
absente et qu'elle rende des comptes à ceux qu'elle sert. Les Nations
unies doivent être un symbole d'intégrité et respecter elles-mêmes
les normes qu'elles fixent aux autres. Lorsque les États membres de
cette grande institution choisissent des pays qui enfreignent les
droits de l'homme pour siéger à la Commission des droits de l'homme
de l'ONU, ils jettent le discrédit sur un effort noble et ébranlent
la crédibilité de toute l'organisation. Si les pays membres veulent
que l'Organisation des Nations unies soit respectée et efficace, ils
doivent commencer par s'assurer qu'elle est digne de respect.
15
septembre 2005
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