Le
15 novembre a eu lieu la cérémonie de clôture
du 2e Festival des opéras chinois traditionnels
dans la salle parisienne Adyar. Les acteurs chinois ont
offert au public français un aperçu des
opéras locaux tels que l'opéra Ji-ju (Jilin),
l'opéra Chaoju et Yueju (Guangdong), l'opéra
Pingju et Bangzi du Hebei et l'opéra de Beijing
(Jingju). Le jeu admirable des comédiens, les couleurs
éclatantes des costumes et la variété
des maquillages ont été salués par
les acclamations des spectateurs français.
La
deuxième édition du Festival des Opéras
Chinois Traditionnels organisée par le Centre culturel
de Chine en France s'est déroulée du 9 au
15 novembre 2005, sous la forme d'un concours. Ce festival
a réuni six troupes venues de nombreuses régions
de Chine, qui ont interprété différentes
formes d'opéra traditionnel.
La
déesse répand des fleurs représentée
par la Troupe de l'opéra Jingju de la province
du Jiangsu

L'opéra
Yueju La Porte du Dragon Blanc
M.
Mei Baojiu, fils de Mei Lanfang, célèbre
maître de l'opéra de Beijing, est apparu
au cours de la soirée de clôture pour féliciter
les acteurs. Il a expliqué que son père
lui avait raconté dans son enfance que la France
était le pays de l'art, puis l'avait incité
à écouter les disques de musique française
et à lire Balzac. M. Mei Lanfang, considérait
l'opéra de Beijing en tant qu'opéra national
et donnait des spectacles en Europe et aux Etats-Unis,
afin de le faire découvrir au plus grand nombre.
Le 23 avril 1935, Mei Lanfang est parti étudier
la dramaturgie en France.

L'ancien
Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin
et sa famille assistent au spectacle de l'opéra
Yueju
Un
spectateur français qui assistait au festival pour
la seconde fois s'est dit fasciné par les opéras
chinois, en particulier par les costumes, les maquillages
et la manière orientale de jouer. Cheng Baoyi de
l'Académie française analyse sous un angle
philosophique les changements de temps et d'espace dans
l'opéra chinois. En dépit de leurs différences,
les opéras chinois et occidentaux peuvent s'inspirer
l'un de l'autre, selon lui . Il ajoute que le sous-titrage
du spectacle est un bon moyen pour le spectateur de comprendre
la subtilité de l'opéra chinois.
Avec
seulement six représentations, le festival a enthousiasmé
le public français. Il reste cependant du chemin
à parcourir pour faire découvrir les charmes
de la culture traditionnelle chinoise. Le Festival des
opéras chinois traditionnels organisé tous
les deux ans certes continue mais la connaissance des
opéras chinois traditionnels nécessite davantage
de travail.
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