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LE STATUT
DE L'OPPOSITION
Quelle
Opposition avons-nous ?
Comment devrait-elle évoluer ? |
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M. Agop (Jacques) Joukhadarian
Ancien Député
Des courants différents
qui convergent vers un même but : contrecarrer l'activité
du Gouvernement
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Le Général Aoun a déclaré
le 17.11.04 qu'au Liban, il n'y a pas d'opposition mais des
opposants. Quelle opposition avons-nous en ce moment ?
Comment devrait-elle, selon vous, évoluer ?
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Dans tous
les pays où il y a une opposition, ce n'est pas toujours
une opposition unie. Dans tous les pays du monde, il y a toujours
des opposants et c'est l'intérêt commun qui les réunit
dans cette opposition.
Au Liban, c'est la même chose.
Il y a des opposants plus qu'une opposition mais cela ne veut pas
dire que ces opposants ne forment pas une opposition. Il y a des
opposants hétéroclites, des courants différents,
mais en fait tous convergent vers le même but qui est celui
de contrecarrer l'activité du gouvernement en obligeant l'Etat
à aller dans un sens déterminé qui défend
les intérêts du peuple.
Le but des opposants en fin de compte,
c'est bien de servir le peuple en lui donnant la liberté
qu'il demande et en lui assurant un bien-être économique
qui lui manque beaucoup. Donc l'idée de l'opposition est
bien de servir le peuple mais chacun appartient à un courant
déterminé.
Donc, c'est vrai, il y a des
opposants. Ce que dit Michel Aoun est très juste. Il y a
des opposants, mais tous ces opposants se réunissent dans
un cadre déterminé qui s'appelle l'opposition, avec
un intérêt commun qui est celui de servir le peuple.
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Personnellement,
je crois que l'opposition doit essayer de s'unir de plus en plus.
L'opposition admet actuellement qu'elle n'est pas une seule opposition
mais plusieurs. Il y a le groupe de Kornet Chehwan, celui de Nassib
Lahoud, de Walid Joumblat et peut-être celui de Hariri. Donc
ces différentes oppositions doivent absolument s'unir, constituer
un front assez fort pour pouvoir tenir tête à l'autorité.
Sinon ce qu'a dit Michel Aoun est très juste : il y
a des opposants mais pas d'opposition. Pour qu'il y ait une opposition,
il faut que ces opposants se regroupent et constituent un front
uni. |
- Mais serait-ce possible comme vous connaissez
les choses ?
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L'intérêt
commun doit les amener à s'unir. |
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Michel
Aoun est un peu difficile car il se considère comme l'unique
vrai opposant. Il en est convaincu. Si on ne va pas avec lui, on
n'est pas avec lui. Michel Aoun est une opposition très spéciale
mais les idées qu'il est entrain d'avancer sont vraiment
des idées nationales. On ne peut pas dire que ce qu'il dit
est faux. Tout le monde est convaincu de ce qu'il dit, mais il le
dit à sa façon et c'est la façon avec laquelle
il dit les choses qui n'est pas entrain d'être acceptée
par les autres. A mon avis, Michel Aoun doit, de son côté,
jeter un peu de lest. |
- Et pourraient-ils tous se mettre ensemble
avec Michel Aoun ?
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Oui,
à mon avis, tous sont sincères dans leur opposition
et en faisant un peu de sacrifices chacun de son côté,
ils devraient arriver à s'unir.
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| Entretien conduit par Marie-Claude
Saadé-Hélou le 18.11.04 |
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