"
Pour une animation chrétienne de l'ordre temporel, dans
le sens que nous avons dit, qui est celui de servir la personne
et la société, les fidèles laïcs ne
peuvent absolument pas renoncer à la participation à
la politique, à savoir à l'action multiforme,
économique, sociale, législative, administrative,
culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par
les institutions, le bien commun. (…) Les accusations
d'arrivisme, d'idolâtrie du pouvoir, d'égoïsme
et de corruption, qui bien souvent sont lancées contre
les hommes du gouvernement, du parlement, de la classe dominante,
des partis politiques, comme aussi l'opinion assez répandue
que la politique est nécessairement un lieu de danger
moral, tout cela ne justifie pas le moins du monde ni le scepticisme
ni l'absentéisme des chrétiens pour la chose publique.
"
(Jean-Paul II, Exhortation apostolique post-synodale Christi
fideles laici)
(30 décembre 1988).