Au
début 2005, l'autorité centrale a proposé
de renforcer la capacité de la production agricole
; au milieu de la même année, l'Etat a pris
une série de mesures afin d'assurer les récoltes
de céréales d'été et d'augmenter
les revenus des paysans ; à la fin de l'année,
la mise en chantier d'une nouvelle politique agricole
est devenue une composante du programme d'action commun
du Parti et de l'Etat.
La
production céréalière a augmenté
de plus de 100 millions de tonnes, apportant ainsi des
avantages aux cultivateurs de céréales
Selon
les prévisions de la Commission nationale du développement
et de la réforme, la production céréalière
dépassera, en 2005, 4,8 milliards de tonnes, soit
100 millions de tonnes de plus par rapport à l'augmentation
de 775 millions de tonnes produites l'année précédente.
Quelles
sont les avantages d'une augmentation de la production
? Dans de nombreuses régions, les cultivateurs
n'ont pas pu en tirer profit de la moisson d'été.
L'une des raisons principales est la hausse des prix des
moyens de production, comme les engrais chimiques, les
pesticides, etc. Ces derniers mois, les mesures prises
par l'Etat pour augmenter l'approvisionnement en engrais
chimiques, contrôler leur exportation et stabiliser
leur prix, ont donné des résultats : le
prix des engrais chimiques a accusé une légère
baisse.
Selon
une information en provenance de la Banque pour le développement
agricole de Chine, le prix du riz dit « tardif »
a été fixé récemment dans
les provinces du Hubei, du Jiangxi, de l'Anhui, du Sichuan
et du Hunan. Les acheteurs désignés par
l'Etat qui bénéficient du soutien financier
de la Banque pour le développement agricole ont
chargé leurs filiales d'acheter des céréales.
C'est la première fois que cette politique a été
mise en place en Chine.
Bien
que le prix des céréales reste stable actuellement,
une baisse est néanmoins envisageable. Par ailleurs,
suivant l'augmentation des coûts de production,
les prix des moyens de production seront majorés
en 2006. Il ne faut pas pour autant négliger d'autres
problèmes, comme par exemple la diminution des
terres cultivées, les conditions climatiques, les
ressources en eau, etc.
La
Commission nationale du développement et de la
réforme a décidé de convoquer une
réunion de travail à la fin de l'année
et de poursuivre la politique de prix minimal sur l'achat
de céréales dans les principales régions
productrices de céréales. En même
temps, il est nécessaire de réformer et
perfectionner le mécanisme de régulation
des prix des moyens de production, ainsi que de mettre
en place progressivement un système de subventions
directes en faveur des cultivateurs de céréales
pour l'achat des moyens de production, comme les engrais
chimiques, le mazout, etc.
Augmenter
les revenus des paysans selon le principe de « leur
donner plus, percevoir moins d'impôts et assouplir
la politique »
L'expression
« taxe agricole » appartiendra bientôt
au passé. D'après Jin Renqing, ministre
des Finances, 800 millions de paysans ne paieront plus
de taxe agricole à la fin de l'année.
Les
mesures prises en 2005 par l'Etat en faveur des paysans
et de l'agriculture ont favorisé le développement
du secteur. Les chiffres du Bureau d'Etat des statistiques
montrent qu'au cours des premiers trimestres de cette
année, le revenu moyen par paysan a atteint 2 450
yuans, soit une hausse de 11,5%, pourcentage supérieur
à celui des citadins. En fait, depuis l'année
dernière, le rythme d'augmentation des revenus
des paysans a déjà dépassé
celui des citadins.
Beaucoup
plus encourageant est le fait que la grille des salaires
ait été optimisée : par exemple les
revenus basés sur le salaire des ouvriers migrants
(d'origine paysanne) ont grandement augmenté. Pendant
la première moitié de l'année 2005,
le salaire moyen des ouvriers migrants était de
521 yuans, soit une augmentation de 6,6% par rapport à
l'année précédente. Le salaire constitue
maintenant le plus important revenu des paysans. En 2005,
le nombre d'ouvriers migrants a atteint son niveau le
plus important depuis cinq ans, et ce grâce à
la politique de main-d'œuvre mise en place dans beaucoup
de villes et à l'amélioration du traitement
des migrants.
L'augmentation
des revenus des paysans a relancé la consommation
dans les campagnes. De janvier à octobre, le montant
de vente au détail sur les marchés urbain
et rural s'est accru respectivement de 13,6% et de 11,2%,
et l'écart qui les sépare s'est raccourci
par rapport à l'année précédente.
D'après
des économistes, il ne faut pas être trop
optimiste par rapport à la situation. L'écart
entre ville et campagne demeure encore grand à
l'heure actuelle. Les zones d'élevage ont été
séieusement touchées cette année
par le streptocoque porcin et la grippe aviaire. Par ailleurs,
le mécanisme pour promouvoir l'augmentation des
revenus des paysans n'a pas encore été mis
en place. Des efforts restent à faire.
Construire
une nouvelle campagne pour résoudre les problème
concernant l'agriculture, la région rurale et le
paysan
Le
rapport d'activité 2005 du gouvernement souligne
qu'il faut appliquer une politique de développement
de l'agriculture par l'industrie et encourager l'aide
des campagnes par les villes. Les départements
financiers ont ainsi renforcé leur soutien à
l'agriculture et augmenté par divers moyens la
production céréalière et les revenus
des paysans, mettant en pratique les conclusions du rapport
recommendant de « financer avec l'argent public
les campagnes ».
Les
finances publiques ont accordé 15 milliards de
yuans non seulement pour aider les districts et cantons
ayant des difficultés financières, mais
aussi pour les encourager à simplifier leur organisation.
Elles ont aussi récompensé les régions
productrices de céréales. Parallèlement,
elles ont permis de créer des fonds destinés
en priorité aux exploitations agricoles des régions
productrices de céréales. Elles ont enfin
été consacrées à la formation
de la main-d'œuvre rurale, à la diversification
des exploitations, à la lutte contre les catsstrophes
naturelles et à l'aide aux sinistrés.
La
5e session plénière du XVIe Congrès
du Parti communiste chinois a indiqué que la mise
en chantier d'une nouvelle politique agricole était
une tâche historique et que l'amélioration
des infrastructures agricoles faisait partie de cette
politique. D'après les économistes, cette
politique peut développer le marché rural,
faciliter le transfert de la main-d'œuvre et augmenter
les revenus des paysans.
Une
réunion régulière du Conseil des
Affaires d'Etat a indiqué que, l'année prochaine
et par la suite, il faudrait continuer à réorienter
les investissements en direction de l'agriculture, augmenter
ces investissements et construire des infrastructures
agricoles. Le développement qui avait été
concentré principalement dans les villes est maintenant
étendu aux régions rurales.
Elever
la capacité de production pour améliorer
le rendement
Lors
de la 3e foire internationale des produits agricoles tenue
à Beijing pendant la deuxième décade
d'octobre, ont été exposés des produits
agricoles de qualité : blé de qualité
du Henan, pomme rouge du Shaanxi, soja à haute
teneur d'huile de la Chine du Nord-Est, etc., tout cela
montre les résultats obtenus ces dernières
année à la suite de la réorganisation
de l'agriculture et de l'amélioration de la qualité
de l'agriculture.
D'après
Yin Chengjie, vice-ministre de l'Agriculture, ces dernières
années, l'Etat a augmenté sans cesse ses
investissements dans l'agriculture et mis à exécution
les programmes de fertilisation des terres et d'amélioration
des espèces céréalières, alors
que les autorités locales se sont efforcées
de changer de mode de production agricole et ont choisi
la rationalisation de la répartition des zones
agricoles comme stratégie de réorganisation
agricole, tout en s'appuyant sur les sciences et technologies
d'avant-garde, l'innovation et sur l'optimisation de la
distribution des facteurs de production. Ainsi la qualité
et le rendement de l'agriculture se sont-ils élevés.
Selon
une information du ministère de l'Agriculture,
les diverses régions ont limité les cultures
ordinaires, éliminé celles de mauvaise qualité
et multiplié celles de bonne qualité. Depuis
la réorganisation, les légumes, les fruits,
le thé, les fleurs, les plantes médicinales,
etc… se développent rapidement, devenant
un secteur phare de l'agriculture.
Actuellement,
au Hebei, Shandong et Henan, la culture du blé
de qualité représente 46% de la production
nationale ; le colza, l'arachide et le soja se concentrent
dans les bassins du Changjiang, du Huanghe, du Huaihe
et de Haihe et dans le Nord-Est de la Chine. La culture
du maïs de qualité dans le Nord-Est de Chine
représente 32,8% de celle du pays, celle du colza
dans le bassin du Changjiang 84% de la production nationale,
et la production de viande de bœuf dans le Hebei,
Shandong et Henan 36% de celle du pays.
Un
contrôle de la qualité a été
effectué dans plus de 20 provinces afin d'améliorer
la qualité des produits agricoles
Gaizhou,
au Liaoning, est la ville des fruits. Au mois de novembre
2005, elle a mis sur le marché 365 000 tonnes de
fruits, une situation sans précédent. Les
100 000 tonnes de pommes de type Fuji rouge ont rapporté
un bénéfice de 60 millions de yuans aux
fruiticulteurs, grâce à l'amélioration
de leur qualité.
Tout
en mettant en application le plan d'action concernant
les produits biologiques, les autorités locales
renforcent le contrôle sur l'environnement des lieux
de production, le processus de production, la qualité
des produits et leur accès au marché, élevant
ainsi la qualité et la sécurité des
produits agricoles.
D'après
un responsable du département du marché
du ministère de l'Agriculture, plus de 20 provinces
ont effectué un contrôle sur la qualité
et la sécurité des produits agricoles
Les
résultats de trois contrôles exercés
en 2005 par le ministère de l'Agriculture montrent
que dans 37 villes, 94,2% des légumes sont conformes
à la norme internationale en ce qui concerne la
teneur en pesticides. Le ministère de l'Agriculture
publie régulièrement ses conclusions pour
informer les consommateurs.
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