Lors
d'une conférence de presse tenue le 9 septembre
au département d'État, la secrétaire
d'État, Mme Condoleezza Rice, a déclaré
que la délégation des États-Unis
à New York s'attacherait essentiellement à
trouver les moyens de rendre l'ONU « puissante et
réformée ».
«
Nous continuons de rechercher le consensus sur un programme
ambitieux de réformes visant à rendre les
Nations unies plus efficaces. Pour ce faire, elles doivent
être complètement responsables et transparentes,
et dotées d'un personnel répondant à
des normes élevées d'intégrité
et de compétence. C'est ce à quoi nous œuvrons
et c'est ce que nous recherchons dans le document final
qui sortira de l'ONU. »
Mme
Rice a ajouté que le scandale du programme «
Pétrole contre nourriture » en Irak et les
problèmes enregistrés au niveau des opérations
de maintien de la paix dans le monde entier rendaient
évidente la nécessité de réforme
de l'administration et du secrétariat. Elle a précisé
que le secrétaire général de l'ONU,
M. Kofi Annan, avait lui-même réclamé
de telles réformes.
Le
7 septembre, la commission d'enquête créée
par ce dernier a publié un rapport de cinq volumes
dont les auteurs concluent : « Les Nations unies
ont besoin d'une réforme complète - et ce
de toute urgence. »
Mme
Rice a également fait l'éloge des efforts
de promotion des réformes de l'ONU déployés
par les députés Henry Hyde (républicain),
président de la commission des relations internationales
de la Chambre des représentants, et Tom Lantos,
membre démocrate influent de cette même commission,
et par le sénateur Norm Coleman, membre de la commission
sénatoriale des relations étrangères.
Deux
autres dossiers importants qui seront abordés durant
cette 60e session de l'Assemblée générale
sont le commerce international et la lutte contre la pauvreté.
Selon Mme Rice, il faudra que les 191 pays membres de
l'ONU s'attachent à créer un environnement
propice à renforcer l'efficacité de l'aide
au développement par la promotion de l'État
de droit, par la mise en œuvre de réformes
de libéralisation des marchés et par la
lutte contre la corruption.
Mme
Rice a indiqué que le président Bush et
elle-même mettraient l'accent, lors de leurs interventions
à l'ONU, sur les questions de démocratie
et de droits de l'homme, et notamment sur la création
d'un conseil des droits de l'homme qui remplacerait l'actuelle
Commission des droits de l'homme. M. Bush profitera également
de sa présence à New York pour célébrer
l'ouverture du Fonds des Nations unies pour la démocratie,
a précisé Mme Rice.
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