Qui
a dit que la vie politique était morte en ce moment ? Je
ne comprends pas. Vous supposez que la vie politique est morte.
La vie politique n'est pas morte ! Au contraire, nous passons aujourd'hui
par l'une des étapes les plus importantes pour le Liban et
qui se manifeste par le mouvement d'Opposition. Les circonstances
internationales sont une opportunité pour redonner vie à
tout le Liban, pour défaire le lien, défaire la domination
syrienne sur le Liban. Au contraire, la vie politique est aujourd'hui
très vivante.
Mais
depuis quelque temps, pouvions-nous considérer que la vie
politique était vivante?
Depuis
quelque temps, les données étaient différentes.
Au lendemain de la guerre civile, nous sommes entrés dans
le cycle de la reconstruction, du retour des personnes déplacées.
Le Sud était alors occupé. Il fallait donc libérer
le Sud. Aujourd'hui, le Sud a été libéré
et une Opposition s'est formée en vue de restaurer l'équilibre,
d'améliorer et de rectifier les relations avec la Syrie.
Plus tard, si l'Opposition est victorieuse, il va falloir établir
un programme portant sur la manière de faire face aux échéances
économiques et la manière de traiter le problème
de la dette.
Considérez-vous
que la situation, de la manière dont elle se présente,
n'a pas besoin de changement ?
Ce
n'est pas vrai du tout ! Nous avons brisé le cycle du confessionnalisme.
Le fait que j'aie rejoint l'Opposition, ma rencontre avec le Patriarche
Sfeir, la rencontre de Hariri en un certain lieu avec le Patriarche
Sfeir, Bassem el Sabeh, Misbah el Ahdab, Ahmad Fatfat et d'autres
avec pour devise de rectifier la relation avec la Syrie, d'oeuvrer
pour l'indépendance, la souveraineté du Liban ainsi
que sa libre décision ... Tout cela est très important.
Il
n'y a plus aujourd'hui de division, de fossé confessionnel
au Liban. Il y a une Opposition nationale et le Syrien tente par
tous les moyens de justifier sa présence. Il n'y a plus aucune
justification pour la présence syrienne au Liban. Le Syrien
nous a aidés et nous l'en remercions. Il a bien fait de libérer
le Sud. S'il veut libérer Chebaa, nous l'invitons à
déclarer que Chebaa est libanaise. Nous officialiserons alors
les frontières afin de nous rendre à la Cour de Justice
Internationale et leur dire que Chebaa est libanaise. Chebaa ferait
alors partie de la 425 au lieu de la 242. Cependant, à ce
jour, Chebaa est syrienne et nous n'avons aucune relation avec Chebaa.
|