Des
travaux de recherche financés par l'Institut national de la
santé et par le service de recherche du ministère des
anciens combattants des États-Unis ont ouvert une voie susceptible
d'aboutir à la guérison des personnes atteintes du sida
en supprimant le virus de cette maladie (VIH) dans l'organisme, indique
un communiqué de presse que l'université de la Caroline
du Nord à Chapell Hill a diffusé le 11 août.
Les chercheurs
ont administré à des sujets séropositifs un médicament
utilisé normalement contre l'épilepsie et contre la
dépression pour s'attaquer au VIH à l'état latent
qui se cache dans les cellules du système immunitaire afin
de se protéger contre les médicaments antirétroviraux.
Ces médicaments réussissent à supprimer les symptômes
du sida, mais non à guérir les personnes atteintes de
cette maladie.
Selon l'article
sur ces travaux de recherche qui a paru le 13 août dans la revue
médicale « The Lancet », l'addition de valproate
au mélange de médicaments administré aux malades
a eu pour effet de détruire des réservoirs de VIH caché
en s'attaquant à une enzyme qui permet au virus de demeurer
à l'état latent.
On a observé
une réduction moyenne de 75 % de l'infection latente chez quatre
des sujets faisant l'objet de ces essais.
Selon le principal
auteur de cette étude, le docteur David Margolis, qui est professeur
de médecine, de microbiologie et d'immunologie à la
faculté de médecine de l'université de la Caroline
du Nord, les résultats obtenus illustrent l'efficacité
d'une « nouvelle méthode pratique de supprimer l'infection
VIH dans ce réservoir persistant ».
Le docteur Margolis
faisait partie de l'équipe du Centre médical Southwestern
de l'université du Texas où les travaux de recherche
ont eu lieu.
Le 17 août 2005
GlobalAdvocacy.com
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