La
réalisation de réaction de fusion nucléaire
controlée pour créer un soleil artificiel
est devenue aujourd'hui un événement exerant
une séduction irrésistible dans le monde.
Car
cela permettra de régler définitivement
et une fois pour toutes le problème de pénurie
d'énergie, problème dont souffre l'humanité
depuis toujours. Ainsi ne serait-il pas une chance et
un bonheur pour le monde entier.
Le
24 mai dernier il nous est parvenu une bonne nouvelle
qui suscite un grand enthousiasme : les représentants
de sept parties, à savoir Chine, Union européenne
(UE), Etats-Unis, Corée du Sud, Japon, Russie et
Inde, ont paraphé conjointement à Bruxelles,
siège de l'UE, l'Accord sur le programme d'instauration
d'une organisation internationale pour l'application en
commun du réacteur expérimental de fusion
thermonucléaire (ITER). Cet accord signifie la
mise en marche totale des projets de recherches scientifiques
concernés. Comme cela, de rêve le soleil
artificiel pourrait devenir peu à peu une réalité.
Le
programme ITER est un important projet international de
coopération scientifique et technique. Son objectif
est de construire un réacteur de fusion nucléaire
contrlée et de réaliser en fin de compte
son fonctionnement commercial.
Selon
les principes des explosions de bombe atomique (bombe
A) et de bombe à hydrogène (bombe H), la
fission nucléaire et la fusion nucléaire
produisent également une énorme énergie.
Mais comparée à la fission nucléaire,
la masse unitaire de la fusion nucléaire engendre
une énergie sept fois plus grande. Cela veut dire
que l'utilisation de la fusion nucléaire peut apporter
bonheur et prospérité à l'humanité.
L'hydrogène
nécessaire à la fusion nucléaire
est un des éléments les plus riches dans
notre univers. La réaction de fusion d'hydrogène
s'est poursuivie sur le soleil depuis environ 5 milliards
d'années et elle pourra encore continuer à
brûler durant la même longueur de temps.
Le
deutérium (D) et le tritérium (T), isotopes
d'hydrogène, brûlent sur presque toutes les
autres étoiles, alors que le D est un élément
inépuisable dans la nature. D'après les
premières estimations des scientifiques, l'eau
de mer de notre planète recèle environ 40.000
milliards de tonnes de deutérium. Le D prélevé
dans un litre d'eau de mer libère, dans la réaction
de fusion, une énergie équivalente à
l'ignition de 300 litres d'essence.
En
cas où on utilise l'ensemble du D et du T de la
nature pour réaliser la réaction de fusion,
l'énergie ainsi libérée suffirait
à l'humanité pour être utilisée
durant quelque 10 milliards d'années.
Par
rapport à la fission nucléaire, l'énergie
de fusion du D et du T est une énergie sûre
qui ne produit aucune substance radioactive et dont les
coûts des matières premières sont
relativement faibles.

Sur
la base des recherches effectuées par les prédécesseurs,
le programme ITER a été proposé au
début par les Etats-Unis et l'Union soviétique
(URSS) en 1985. Par la suite, le Japon et l'Union européenne
y ont répondu et y ont pris part. Après
la désagrégation de l'URSS, les Etats-Unis
se sont retirés en 1999, ce qui a porté
un assez grand préjudice au développement
du programme, mais les travaux de recherches n'ont pas
été pour autant suspendus.
En
2003, les Etats-Unis ont annoncé leur retour au
sein du programme. Puis, la Chine, la Corée du
Sud et l'Inde ont proclamé successivement leur
adhésion, ce qui a renforcé la vitalité,
le dynamisme et la puissance du programme ITER.
Les
efforts conjoints, durant plusieurs années, des
participants au programme leur ont non seulement permis
de terminer toutes les négociations sur les documents
légaux, mais encore ils sont tombés d'accord
pour implanter le programme ITER à Cadarache, en
France. Ce choix reflète en fait l'unanimité
des Etats Membres.
Il
est prévu que la construction du réacteur
de recherche ITER démarrera cette année.
Le délai de construction a été fixé
à 10 ans et il sera dépensé pour
cela 4,6 milliards de dollars US.
Mais
de grandes difficultés subsistent dans la création
du soleil artificiel. Par exemple : Pour les plasmas,
engendrés après la fusion, dont la température
dépasse la centaine de millions de degrés
Celsius, comment les laisser sagement dans un récipient
pour une longue durée afin que la réaction
de fusion puisse se poursuivre de façon stable
et continue ? Ce qui est important c'est de pouvoir fabriquer
une sorte de bouteille magique. Des scientifiques se sont
donnés beaucoup de peine et ont fourni de grands
efforts durant plusieurs décennies, mais ils n'ont
pu jusqu'à présent obtenir des résultats
satisfaisants.
C'est
pourquoi dans l'application du programme ITER, les scientifiques,
les savants et les spécialistes de tous les Etats
membres doivent coordonner leurs efforts pour pouvoir
surmonter une à une toutes les difficultés
techniques et résoudre les sujets d'études
avancées.
La
Chine est devenue en 2003 membre titulaire des négociations
ITER. La participation de scientifiques chinois aux recherches
et à l'exploitation d'énergie de fusion
revêt une importance réelle pour la solution
du problème de pénurie d'énergie
en Chine, pour l'amélioration de son niveau de
haute technologie et pour l'assurance de son développement
durable et continu.
Notre
monde actuel est confronté à de graves défis
dont entre autres l'explosion démographique et
le manque des ressources naturelles, et surtout celui
d'énergie.
Le
programme ITER qui est sans précédent dans
l'histoire est sans aucun doute le seul choix pour la
création d'un soleil nécessaire à
la survie et au développement de l'humanité.
Bien
qu'actuellement ce soleil se trouve à une assez
grande distance de nous, car pour certains il nous faudrait
au moins 50 à 100 ans pour pouvoir le réaliser,
mais nous sommes persuadés que finalement le jour
viendra où le soleil artificiel brillera partout
sur la terre.
--La
Chine à la recherche d'un «soleil artificiel»
capable de fournir une énergie propre et durable
peopledaily 2006/06/05
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