GLOSSAIRE
- Biométrie
- Carte
de passage de la frontière (BCC)
- Passeport
à puce
- Commerce
libre et sécurisé (FAST)
- Passeport
à lecture optique (MRPs)
- NEXUS
- Visa
de non-immigrant (NIV)
- Système
NSEERS d'inscription départ/sortie liée
à la sécurité nationale
- Réciprocité
- Programme
SENTRI - Réseau électronique sécurisé
pour l'inspection rapide des voyageurs
- Sytème
d'information SEVIS relatif aux étudiants et
aux participants à des programmes d'échange
- Programme
US-VISIT
- Programme
d'exemption de visa (VWP)
- Initiative
relative aux ressortissants de pays du continent américain
Biométrie :
La collecte de renseignements biométriques permet
d'identifier les individus à partir de caractéristiques
biologiques qui leur sont propres, telles les empreintes
digitales ou iridiennes.
Les
indicateurs biométriques protègent les voyageurs
dans la mesure où il est extrêmement difficile
à des intrus d'assumer l'identité de ces
derniers, même en cas de vol ou de copie de leurs
documents de voyage. La collecte de données biométriques
garantit que le titulaire du passeport ou du visa est
bien la personne à qui il a été délivré.
Carte de passage de la frontière
(BCC, Border Crossing Card)
: À
la place du visa B1/B2 (délivré aux gens
d'affaires et aux touristes), les voyageurs mexicains
qui remplissent les conditions requises peuvent présenter
une carte destinée à faciliter leur entrée
aux États-Unis en simplifiant les formalités
à la frontière. Valable dix ans, elle contient
de nombreuses caractéristiques sécuritaires.
On l'appelle souvent le « visa laser ».
Même
avant les attentats terroristes de 2001, la loi stipulait
déjà que ces cartes devaient contenir un
identifiant biométrique, par exemple une empreinte
digitale, et être lisibles en machine. Toutes les
procédures sécuritaires ultérieures
de départ et de sortie des États-Unis ont
fini par être calquées sur ce programme d'octroi
de cartes.
Passeport
à puce
: C'est un passeport de haute technologie, à lecture
optique et qui contient un circuit intégré
(puce) capable de stocker des données biographiques
et biométriques concernant son porteur, conformément
aux normes de l'Organisation de l'aviation civile internationale
(OACI). Le passeport électronique américain
contiendra une photographie numérique du visage
de son titulaire. Cette photo sera comparée au
visage du voyageur à l'aide des techniques de reconnaissance
faciale, ce qui constituera un puissant moyen de dissuasion
contre la fraude.
La
puce, qui sera insérée au verso de la couverture
du passeport, contiendra également des renseignements
biographiques destinés à être comparés
aux informations portées sur la page du passeport,
dans la zone à lecture optique, qui contient ces
mêmes données, ce qui permettra de détecter
toute falsification. Une signature numérique protégera
les données stockées dans la puce contre
les tentatives d'altération.
Le
contenu des puces pourra être lu à une distance
maximale de 10 cm. Dans le souci d'atténuer le
risque de lecture non autorisée des données
contenues dans la puce, les États-Unis vont intégrer
au passeport un dispositif visant à empêcher
toute interception une fois le passeport fermé.
De surcroît, les États-Unis envisagent sérieusement
de recourir à un système de contrôle
d'accès de base de façon à réduire
le risque de lecture non autorisée ou d'interception
des données quand le passeport est lu au poste-frontière.
Il s'agit d'un dispositif analogue au système de
code PIN dans la mesure où il subordonne l'accès
aux données contenues dans la puce à la
lecture préalable de caractères figurant
sur la page des données du passeport, dans la zone
à lecture optique.
Les
États-Unis comptent que tous les passeports américains
délivrés à partir du 26 octobre 2006
seront des passeports à puce et, à compter
de cette date, tous les pays qui participent au programme
d'exemption de visa seront tenus de commencer à
délivrer des passeports à puce.
Le
titulaire d'un passeport à lecture optique délivré
avant le 26 octobre 2006 pourra continuer d'utiliser ce
document jusqu'à sa date de fin de validité.
Programme de commerce libre et
sécurisé (FAST, Free
and Secure Trade) : Pour
accélérer la circulation du trafic commercial
à la frontière sans nuire en rien à
la sécurité, les États-Unis, le Mexique
et le Canada participent au programme électronique
FAST, lequel intègre des principes courants de
gestion des risques, la sécurité de la chaîne
d'approvisionnement, des partenariats avec l'industrie
et le recours à des techniques de pointe visant
à faciliter le traitement des marchandises.
Strictement
volontaire, ce programme permet aux industriels connus
et à faible risque de bénéficier
du traitement accéléré de leurs cargaisons
aux postes-frontière accessibles par voie terrestre,
et ce par le biais de l'accès à des couloirs
réservés et à des examens moins poussés,
même en période à haut risque. Les
camions doivent appartenir à un transporteur agréé,
les biens transportés à un importateur agréé,
et le routier doit être en possession d'une carte
d'identification FAST valide.
Les
cargaisons commerciales en provenance du Mexique doivent
remplir deux conditions supplémentaires : les biens
doivent provenir de fabricants agréés et
être transportés dans des conteneurs hermétiquement
scellés, conformément à des critères
de haute sécurité, durant leur manutention
dans les entrepôts, par les courtiers et par d'autres
tiers.
Passeports à lecture optique
: Les
ressortissants des pays qui participent au programme d'exemption
de visa doivent obligatoirement être munis de ce
type de passeport pour entrer aux États-Unis. Ces
passeports contiennent des données biographiques
codées qui tiennent sur deux lignes et dont le
déchiffrage se fait par scanner, aux fins d'identification
rapide par les douaniers et les agents chargés
de la surveillance des frontières. Ces données
sont identiques à celles qui sont imprimées
sur le passeport : nom, sexe, date et lieu de naissance,
numéro de passeport et date de délivrance
et d'expiration. En outre, ces passeports sont conformes
aux normes fixées par l'Organisation de l'aviation
civile internationale en ce qui concerne la taille du
document, les critères de la photo d'identité
et l'organisation des champs de données. Les titulaires
d'un passeport à lecture optique peuvent accomplir
rapidement les formalités à la frontière,
et en comparant les informations codées aux banques
de données des organes chargés de l'application
des lois, les agents d'immigration repèrent facilement
les individus susceptibles d'être dangereux.
Le
ressortissant d'un pays bénéficiaire du
programme d'exemption de visa qui se présenterait
à un poste-frontière aux États-Unis
muni d'un passeport ancien modèle (et non à
lecture optique) doit s'attendre à être refoulé
s'il n'a pas obtenu de visa. En fait, il n'aura probablement
pas le droit d'embarquer pour les États-Unis.
Le
voyageur qui ignore le type de passeport dont il est titulaire
doit se renseigner auprès de l'agence de délivrance
des passeports de son pays de résidence.
NEXUS : Les
personnes qui se déplacent fréquemment entre
les États-Unis et le Canada devraient envisager
de solliciter leur inscription au programme NEXUS qui
vise à simplifier la traversée de la frontière
entre ces deux pays, que celles-ci arrivent par la route,
en avion ou par bateau. Ce programme s'applique aux voyageurs
à faible risque qui ont fait l'objet d'une autorisation
préalable.
Les
candidats au programme NEXUS doivent se soumettre à
un entretien, à la collecte de données biométriques
et à la vérification de leurs antécédents.
Ils ne peuvent bénéficier de ce programme
qu'avec l'assentiment des deux pays. Une fois leur demande
acceptée, les bénéficiaires reçoivent
une carte d'identification munie d'une photographie qu'ils
doivent présenter pour emprunter des couloirs réservés
et accomplir ainsi rapidement les formalités à
la frontière.
Ce
programme a été institué à
titre volontaire en 2002. Il suffit de faire une seule
demande pour répondre aux conditions posées
tant par les États-Unis que par le Canada. Les
voyageurs qui se déplacent en groupe doivent savoir
que chacun d'entre eux doit pouvoir justifier de son inscription
au programme NEXUS pour que l'ensemble du groupe soit
autorisé à emprunter les couloirs réservés.
Visa de non-immigrant : Toute
personne qui vient aux États-Unis à titre
temporaire - comme touriste, pour affaires ou pour participer
à un programme éducatif - est classée
dans la catégorie des non-immigrants.
Système NSEERS
d'inscription départ/sortie liée
à la sécurité nationale
: Le
NSEERS (National Security Entry/Exit Registration System)
est un registre sur lequel sont tenus de s'inscrire les
visiteurs munis d'un visa de non-immigrant et qui ont
été identifiés sur la base de critères
de renseignement comme étant susceptibles de poser
un risque élevé pour la sécurité,
et ce à divers titres.
Durant
leur séjour aux États-Unis, les visiteurs
que cible ce programme doivent prendre régulièrement
contact avec les autorités pour confirmer leur
adresse et pour montrer qu'ils respectent les conditions
sous lesquelles ils ont été admis aux États-Unis.
Par exemple, ils doivent montrer qu'ils suivent des cours
s'ils ont reçu un visa d'étudiant, qu'ils
ne se livrent pas à des activités illicites
et que leur visa n'est pas périmé.
La
mise en place du NSEERS, consécutivement aux attentats
terroristes de septembre 2001, constitue la première
étape de la création d'un dispositif d'enregistrement
des entrées et des sorties de toutes les catégories
de visiteurs non immigrants. Maintenant que les banques
de données SEVIS et US-VISIT sont opérationnelles,
diverses catégories de visiteurs (par exemple les
ressortissants de certains pays) ne sont plus tenues de
se réinscrire lors de nouveaux séjours aux
États-Unis. Toutefois, le ministère de la
sécurité intérieure est en droit
de contraindre certaines personnes à prendre contact
avec les autorités durant leur séjour aux
fins d'entretiens complémentaires.
Réciprocité
: Certains
aspects de la délivrance de visas - tels le versement
de droits de chancellerie ou la longueur de la validité
du visa - se fondent sur le principe de la réciprocité.
En d'autres termes, les États-Unis imposent aux
ressortissants d'un pays donné les mêmes
restrictions et les mêmes frais que celui-ci impose
aux ressortissants américains.
Souvent,
les pays œuvrent sur une base bilatérale à
l'élimination des obstacles à la circulation
des personnes. En 2005, par exemple, la Chine et les États-Unis
ont conclu des accords en vertu desquels les étudiants,
les gens d'affaires et les touristes qui remplissent les
conditions voulues peuvent recevoir des visas valables
12 mois et pour des entrées multiples. Auparavant,
cette durée était limitée à
6 mois, et le nombre d'entrées à 2.
Programme SENTRI - Réseau
électronique sécurisé pour l'inspection
rapide des voyageurs (Secure Electronic
Network for Travelers' Rapid Inspection)
: La
frontière terrestre entre le Mexique et les États-Unis
est la plus fréquentée au monde. En 1995,
pour diminuer le temps d'attente à la frontière,
des couloirs de circulation réservés aux
habitués ont été créés
en vertu du programme SENTRI.
Devant
la forte augmentation du nombre de participants à
ce programme depuis les attentats terroristes de septembre
2001, le gouvernement des États-Unis a récemment
pris des mesures visant à accélerer les
nouvelles inscriptions. Il s'est ainsi employé
à augmenter le nombre des fonctionnaires préposés
au traitement des inscriptions, à moderniser les
techniques utilisées et à porter à
deux ans, contre un précédemment, la durée
de validité des inscriptions. Les personnes qui
sollicitent leur inscription au programme SENTRI doivent
fournir des empreintes digitales électroniques
et verser un droit pour elles-mêmes, pour les membres
de leur famille qui font eux aussi une demande d'inscription
et pour leur véhicule. En effet, l'accès
aux couloirs SENTRI est réservé exclusivement
à l'usage des véhicules inscrits et dont
tous les passagers sont eux-mêmes inscrits.
Sytème d'information SEVIS
relatif aux étudiants et aux participants à
des programmes d'échange (Student
and Exchange Visitor Information System)
: Tous
les étudiants étrangers doivent être
inscrits à la banque de données SEVIS par
leur institution d'accueil avant de pouvoir obtenir un
visa. Ce dispositif, accessible sur un site internet depuis
2002, permet aux établissements d'enseignement
des États-Unis de conserver des données
précises et actualisées sur les étudiants
étrangers et sur les participants aux programmes
d'échange et les membres de leur famille ainsi
que de communiquer cette information en temps réel
au ministère de la sécurité intérieure
(DHS) et au département d'État. La banque
de données SEVIS est administrée par le
service de contrôle de l'immigration et des douanes
(ICE, Immigration and Customs Enforcement), lequel relève
du DHS.
Programme US-VISIT
(United States Visitor and Immigration Status Indicator
Technology) : Ce
système automatisé d'entrée et de
sortie collecte des renseignements biométriques
relatifs aux visiteurs en vue de réduire le risque
de fraude et d'interdire l'accès aux États-Unis
aux personnes ayant un casier judiciaire.
Ce
dispositif s'applique à tous les visiteurs non
immigrants âgés de 14 à 79 ans, indépendamment
de leur race, de leur origine nationale ou de leur religion,
et qu'ils soient titulaires d'un visa ou exempts de cette
obligation.
Pour
la plupart des voyageurs, la procédure commence
au moment de l'entretien avec un agent consulaire. Le
demandeur d'un visa doit apporter une photo d'identité
répondant à des critères précis
et se soumettre à la saisie au scanner de l'empreinte
de ses deux index. À son arrivée à
un poste-frontière aux États-Unis, on reprendra
sa photo et ses empreintes digitales au scanner aux fins
de comparaison.
De
surcroît, les renseignements sur son identité
font l'objet d'une vérification auprès des
banques de données des divers organes chargés
de l'application des lois. Il s'agit en effet de vérifier
si la personne a un casier judiciaire, si elle est connue
sous un autre nom ou si elle figure sur les listes de
surveillance en rapport avec la lutte antiterroriste.
On commence aussi à intégrer des informations
relatives aux passeports volés ou perdus.
Près
de 30 millions de voyageurs ont participé au programme
US-VISIT depuis sa mise en place, en 2004, dans 115 aéroports,
13 ports maritimes et les 50 ports terrestres les plus
actifs du pays. Le ministère de la sécurité
intérieure, qui est responsable de son administration,
compte que ces procédures d'entrée seront
instituées dans tous les autres ports terrestres
d'ici à la fin 2005, et il met actuellement à
l'essai des procédures analogues de sortie dans
12 aéroports et deux ports maritimes.
Le
programme US-VISIT présente l'avantage non seulement
de rehausser la sécurité pour tous, mais
aussi de donner aux agents d'immigration la possibilité
d'identifier rapidement les voyageurs légitimes
qui arrivent aux États-Unis et de les accueillir
en conséquence.
La
plupart des Mexicains et des Canadiens participent à
d'autres programmes d'entrée et de sortie ; ils
sont donc exemptés de s'inscrire au programme US-VISIT.
Programme d'exemption de visa
(VWP, Visa Waiver Program)
: Ce
programme, qui a été institué en
1986 en vue de promouvoir le tourisme et de faciliter
les déplacements des ressortissants de pays alliés
des États-Unis, permet aux gens d'affaires et aux
touristes des pays visés d'entrer aux États-Unis
sans visa pour une durée maximale de 90 jours.
Les alliés des États-Unis ne participent
pas tous à ce programme et, en fonction de la raison
de leur voyage et des obstacles juridiques à leur
admission aux États-Unis, les ressortissants de
pays exemptés de visa ne remplissent pas nécessairement
les conditions requises pour participer à ce programme.
Les
vingt-sept pays couverts par le programme d'exemption
de visa sont les suivants : Allemagne, Andorre, Australie,
Autriche, Belgique, Brunei, Danemark, Espagne, Finlande,
France, Irlande, Islande, Italie, Japon, Liechtenstein,
Luxembourg, Monaco, Norvège, Nouvelle-Zélande,
Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Saint-Marin, Singapour,
Slovénie, Suède et Suisse.
Certaines
catégories de voyageurs qui sont des ressortissants
du Mexique, du Canada et des Bermudes n'ont pas besoin
de visa pour entrer aux États-Unis, mais d'un point
de vue juridique ces personnes relèvent d'une catégorie
différente de celle des voyageurs exemptés
de visa. Les critères auxquels doivent répondre
les passeports émis par les pays bénéficiant
de l'exemption de visa ne s'appliquent pas aux passeports
des ressortissants du Mexique, du Canada et des Bermudes
(voir ci-après : Initiative relative aux ressortissants
de pays du continent américain).
Pour
bénéficier du programme d'exemption, les
pays doivent avoir adopté certaines dispositions
d'ordre législatif, dont la réciprocité
de l'exemption de visa pour les ressortissants des États-Unis,
la délivrance de passeports à lecture optique
et l'obligation de déclarer le vol de passeports
sans délai. En outre, le taux de refus de visas
d'entrée aux États-Unis doit être
inférieur à 3 % pour les ressortissants
de ces pays, et leur taux de violation des lois relatives
à l'immigration (dépassement de la durée
du visa, par exemple) doit lui aussi être faible.
D'autre part, ces pays doivent se préparer à
délivrer des passeports biométriques et
donner la preuve de leur attachement à la sécurité
des documents et des frontières, aux mesures de
contrôle de l'immigration et à la coopération
avec les organes chargés de l'application des lois.
Quand ces conditions sont remplies, la participation des
pays au programme d'exemption de visa ne compromet ni
la sécurité des États-Unis ni leurs
intérêts en matière d'application
de la loi.
Les
voyageurs autorisés à entrer aux États-Unis
sans visa doivent être munis d'un passeport à
lecture optique ou, selon la date de délivrance,
un passeport biométrique avec photo numérisée
ou un passeport à puce. Les voyageurs dispensés
de visa font l'objet d'un bref examen avant d'être
admis aux États-Unis et ils doivent se conformer
au programme US-VISIT.
Initiative relative aux ressortissants
de pays du continent américain : La
grande majorité des voyageurs non immigrants viennent
de nos pays voisins au nord et au sud, à savoir
le Canada et le Mexique. Naguère, les ressortissants
de ces deux pays, ainsi que des Bermudes, bénéficiaient
de divers avantages, notamment dans certains cas celui
de franchir la frontière sans visa ni passeport.
Mais
dans le nouveau contexte sécuritaire, il va s'avérer
nécessaire, à terme, d'exiger des ressortissants
de ces pays aussi bien que du nôtre qu'ils présentent
un passeport valide ou d'autres documents sécurisés
pour entrer ou rentrer aux États-Unis à
partir de n'importe quel pays des Amériques. Ces
dispositions ne s'appliqueront pas aux voyages entre les
États-Unis et leurs territoires.
Au
vu de l'ampleur du nombre de voyageurs en provenance d'autres
États américains, ces dispositions seront
appliquées progressivement, selon le calendrier
suivant :
- À
compter du 31 décembre 2006 - Seront tenus de
présenter un passeport ou un autre document accepté
tous les voyageurs qui se déplaceront par avion
ou par bateau en provenance du Mexique, du Canada et
des Bermudes ainsi que d'Amérique centrale, d'Amérique
du Sud et des Antilles.
- À
compter du 31 décembre 2007 - Seront tenus de
présenter un passeport ou un autre document accepté
tous les voyageurs en provenance de pays des Amériques
qui se rendront aux États-Unis par avion, par
bateau ou par la route.
Qu'entend-on
par « autres documents acceptés » ?
À l'heure actuelle, les États-Unis proposent
des cartes de voyage sécurisées dans le
cadre des programmes SENTRI, NEXUS, FAST et BCC (voir
ci-dessus) et ils étudient d'autres options qui
feraient appel aux nouvelles techniques.
Les
ressortissants de pays du continent américain doivent
savoir qu'il n'est dorénavant plus possible d'entrer
aux États-Unis en se contentant de présenter
une carte de sécurité sociale ou un permis
de conduire.
Autre
point qui mérite d'être noté : Les
parents qui se déplacent sans leur conjoint, les
grands-parents ou les tuteurs qui voyagent avec des enfants
pourraient avoir à présenter un document
prouvant qu'ils ont la garde des enfants qui les accompagnent
ou une lettre notariée, et signée par le
parent absent, qui autorise les enfants à quitter
le territoire national à destination d'un pays
du continent américain. Cette disposition vise
à empêcher le rapt d'enfants. En outre, les
jeunes de moins de 18 ans qui se déplacent seuls
doivent se munir d'une lettre dans laquelle le père,
la mère ou un tuteur les autorise à sortir
du territoire. En l'absence d'une telle documentation,
ces voyageurs risquent d'être retenus à leur
point d'entrée aux États-Unis.
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