Washington
- Le monde se trouve à un « moment très
important » dans la lutte visant à éradiquer
la pauvreté extrême et à créer
des possibilités pour les pauvres à travers
le monde, estime le président de la Banque mondiale,
M. Paul Wolfowitz.
Lors
de la conférence de presse qu'il a donnée
le 22 septembre, deux jours avant l'ouverture des assemblées
annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire
international à Washington, M. Wolfowitz a déclaré
que les pays en développement avaient pris des
engagements de grande ampleur en faveur de leur développement
en adoptant une politique destinée à améliorer
la gouvernance, les résultats économiques
et la transparence.
De
leur côté, les pays riches se sont aussi
engagés à accorder plus d'aide, a-t-il dit
en faisant état des engagements pris par le groupe
des Huit (G8) lors de leur réunion au sommet de
Gleneagles en juillet dernier. Ce groupe comprend l'Allemagne,
le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie,
le Japon, le Royaume-Uni et la Russie.
Cet
engagement en faveur de l'augmentation de l'aide a été
aussi renouvelé lors du Sommet mondial de l'Organisation
des Nations unies, du 14 au 16 septembre, au cours duquel
un grand nombre de chefs d'État ont assisté
à l'ouverture de la soixantième session
de l'Assemblée générale de cette
organisation.
Tous
ces engagements, a souligné M. Wolfowitz, doivent
se traduire par des résultats concrets, à
commencer par l'évaluation des résultats
de l'aide en cours.
Les
Objectifs du millénaire pour le développement
fournissent à cet égard un ensemble de critères.
Adoptés par l'ONU en 2000, ils prévoient
la réduction de moitié de ceux qui sont
pauvres et qui souffrent de la faim, l'universalité
de l'enseignement primaire et l'égalité
entre les hommes et les femmes d'ici à 2015.
Plusieurs
programmes des États-Unis, en particulier ceux
exécutés par l'Agence pour le développement
international (USAID) et par la Société
du compte du millénaire, visent à faciliter
la réalisation de ces objectifs internationaux
de développement.
Selon
le président de la Banque mondiale, il est nécessaire
de consacrer une attention particulière à
l'Afrique subsaharienne, qui est « à la traîne
alors que le reste du tiers monde a fait des progrès
remarquables ».
Le
Comité du développement de la Banque mondiale
et du Fonds monétaire international, a-t-il dit,
a élaboré pour l'Afrique un nouveau plan
d'action destiné à faire en sorte que l'on
emploie aussi efficacement que possible les ressources
consacrées au développement au cours des
trois prochaines années.
Par
ailleurs, M. Wolfowitz a précisé que l'allégement
de la dette, les échanges commerciaux, la santé,
l'enseignement, l'infrastructure, l'agriculture et l'autonomisation
des femmes figuraient à l'ordre du jour des assemblées
annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire
international.
23 septembre 2005
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